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Des femmes et des enfants liés au groupe Etat islamique de retour en Australie


Mardi 26 mai 2026 à 12h48

Sydney, 26 mai 2026 (AFP) — Un groupe de sept femmes et douze enfants liés à des combattants du groupe jihadiste Etat islamique (EI) est rentré mardi en Australie après des années passées en Syrie, a affirmé la police.

Ces "épouses de l'EI" sont des ressortissantes australiennes ayant quitté le camp de Roj, contrôlé par les forces kurdes syriennes, la semaine dernière.

Les autorités australiennes ont précisé qu'aucun membre du groupe n'avait été inculpé après son arrivée. Leurs effets personnels ont été fouillés et leurs téléphones et ordinateurs ont été vérifiés "à des fins d'enquête", a indiqué la police.

Le ministre des Affaires intérieures Tony Burke a indiqué qu'elles ne recevraient aucune aide du gouvernement australien, déclarant que "tout membre de ce groupe ayant commis des crimes peut s'attendre à affronter toute la rigueur de la loi".

"Ce sont des personnes qui ont fait le choix horrible de rejoindre une organisation terroriste dangereuse et de placer leurs enfants dans une situation indicible", a-t-il ajouté.

"Les investigations concernant les activités des Australiens qui se sont rendus en Syrie - y compris ceux qui sont depuis rentrés - sont toujours en cours", a ajouté la police fédérale australienne dans un communiqué.

Ce mois-ci, 13 autres Australiens - quatre femmes et leurs neuf enfants - sont arrivés par avion depuis la Syrie.

Deux des femmes, une mère et sa fille, ont été arrêtées à leur arrivée à Melbourne. La police les accuse d'avoir gardé une esclave après avoir voyagé en Syrie en 2014 pour soutenir le groupe État islamique.

Ces personnes avaient été détenues par les forces kurdes en 2019.

Une troisième femme a également été arrêtée à son arrivée à Sydney et inculpée pour être entrée dans une zone interdite et pour avoir rejoint une "organisation terroriste".

Des centaines de femmes originaires de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient à mesure que l'EI gagnait en importance au début des années 2010, dans de nombreux cas en suivant des maris qui s'étaient engagés comme combattants jihadistes.

En mars, la Commission des droits humains australienne a exhorté le gouvernement d'aider à rapatrier les personnes restées en Syrie, tandis que d'autres ont accusé ces femmes d'avoir tourné le dos à l'Australie et estiment qu'elles devraient en subir les conséquences.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.