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Décapitation présumée d'un second otage: Le Foll dénonce la "barbarie" d'EI


Mercredi 3 septembre 2014 à 09h09

Paris, 3 sept 2014 (AFP) — Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a dénoncé mercredi la "barbarie" de l'Etat islamique (EI) après la décapitation présumée du journaliste américain Steven Sotloff, tout en rappelant que la France défendait l'unité de l'Irak et soutenait les combattants kurdes.

La décapitation de Steven Sotloff a été revendiquée par l'EI dans une vidéo non encore authentifiée et diffusée sur internet mardi, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

"J'avais, lors de la première mise en scène macabre (assassinat de James Foley, NDLR), dénoncé la barbarie. Elle se poursuit. Ce qui est fait par ce mouvement est absolument inimaginable", a réagi M. Le Foll sur I>TELE.

"On est sur une grande zone Irak-Syrie. Je rappelle que la France, sur la question syrienne, avait très tôt fait une proposition qui consistait à frapper très vite le gouvernement de Bachar el-Assad, qui lui-même jouait avec les islamistes et se retrouve aujourd'hui rattrapé par ceux avec lesquels il a voulu jouer contre ce qu'on appelait l'opposition modérée", a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Parmi les actions menées, "on essaie de retrouver une unité à l'échelle de l'Irak qui s'était divisé", a-t-il encore déclaré. "C'est parce que le gouvernement précédent n'avait pas la mesure de cette unité nationale nécessaire entre sunnites, chiites et Kurdes qu'il y a eu la montée en puissance de l'Etat islamique. Deuxièmement, on aide ceux qui se battent sur le terrain, les Kurdes. On est en train de le faire. Toutes ces actions visent à rééquilibrer sur le terrain une situation qui s'est dégradée".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.