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De moins en moins de Kurdes de Syrie se réfugient en Turquie (source officielle)


Mercredi 24 septembre 2014 à 13h11

Yumurtalik (Turquie), 24 sept 2014 (AFP) — Le flot des Kurdes de Syrie qui fuient les combats entre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les combattants kurdes autour d'Aïn al-Arab (nord de la Syrie) pour se réfugier en Turquie s'est nettement ralenti depuis mardi, a-t-on appris mercredi de source officielle turque.

Mardi, seul un millier de réfugiés ont été enregistrés au point de passage de Yumurtalik (sud), le seul encore ouvert aux candidats à l'exil, a précisé à l'AFP cette source sous couvert de l'anonymat.

"Nous n'en attendons pas plus aujourd'hui. Par comparaison, quelque 6.000 personnes ont encore franchi la frontière mardi. Le rythme a considérablement baissé", a-t-elle ajouté.

Mercredi à la mi-journée, seules quelques centaines de Syriens, pour l'essentiel des femmes, des enfants et des vieillards, s'étaient présentés à la frontière, a constaté un journaliste de l'AFP.

Depuis le début de ce vaste exode, quelque 140.000 réfugiés kurdes ont été officiellement enregistrés par les autorités turques, selon la même source.

Ce responsable local turc a indiqué ne pas être au courant de nouveau mouvement de population côté syrien provoqué par le début des frappes aériennes conduites par les Etats-Unis et les pays alliés contre des objectifs de l'EI en Syrie.

La coalition a mené dans la nuit de mardi à mercredi des frappes aériennes contre des positions jihadistes dans les environs d'Aïn al-Arab (Kobané en langue kurde), à quelques kilomètres à peine de la frontière turque.

La veille, elle avait frappé pour la première fois des sites d'entraînement et des centres de commandement de l'EI en Syrie, notamment dans les région de Raqa (nord), le bastion de l'organisation, de Deir Ezzor (nord)-est) et d'Hassaka (nord-est).

"Nous n'anticipons pas de nouvelle vague de migration pour l'instant", a précisé cette source officielle, "nous estimons que l'essentiel des Syriens qui voulaient quitter leur pays l'ont déjà fait".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.