
Dimanche 25 janvier 2026 à 15h34
Damas, 25 jan 2026 (AFP) — L'armée syrienne a indiqué dimanche avoir ouvert un corridor humanitaire vers Kobané, ville à majorité kurde du nord de la Syrie où ont récemment afflué des déplacés fuyant des affrontements et où un convoi de l'ONU se dirige avec de l'aide.
Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, qui ont également envoyé des renforts autour d'un bastion kurde du nord-est.
Plus tôt cette semaine, des habitants de Kobané (Aïn al-Arab en arabe) avaient déclaré à l'AFP manquer de nourriture, d'eau et d'électricité et que la ville était submergée de personnes ayant fui l'avancée de l'armée syrienne.
Dans un communiqué, l'armée a indiqué ouvrir deux corridors, l'un vers Kobané et l'autre dans la province voisine de Hassaké, afin de permettre "l'entrée de l'aide".
"Grâce à la coopération du gouvernement syrien (...) un convoi de 24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel" a pris la route de Kobané, "pour fournir une aide vitale aux civils affectés par les hostilités et le climat hivernal", a de son côté déclaré sur X Gonzalo Vargas Llosa, représentant de l'agence des Nations unies pour les réfugiés en Syrie.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont perdu de vastes régions au profit des forces gouvernementales et se retrouvent cantonnées aux régions à majorité kurde dans le nord-est et à Kobané.
La ville, qui se situe à environ 200 kilomètres du bastion kurde dans l'extrême nord-est de la Syrie, est entourée par les forces gouvernementales et bordée par la frontière turque au nord.
Kobané, que les forces kurdes avaient libérée d'un long siège du groupe Etat islamique en 2015, était devenue un symbole en tant que première grande victoire contre les jihadistes.
Samedi, Damas a affirmé que le cessez-le-feu avait été prolongé pour faciliter le transfert par les Etats-Unis de détenus du groupe Etat islamique de Syrie vers l'Irak. Cette opération a débuté cette semaine, Washington craignant des failles sécuritaires dans la surveillance des prisonniers du fait des affrontements entre l'armée et les Kurdes.
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Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.