Page Précédente

Combats à Alep: le PKK dénonce un sabotage du processus de paix en cours en Turquie


Mardi 13 janvier 2026 à 11h28

Istanbul, 13 jan 2026 (AFP) — Les récents combats meurtriers à Alep, dans le nord de la Syrie, entre forces syriennes et kurdes, visent à "saper le cessez-le-feu" entre Ankara et la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a affirmé mardi le groupe armé kurde.

Le PKK assure que "des bandes et mercenaires affiliés à l'État turc" ont participé aux violences, ce qui "remet en cause le cessez-le-feu entre notre mouvement et la Turquie, ainsi que le processus de paix et pour la démocratie qui en découle".

"Ces attaques contre les quartiers kurdes (d'Alep, NDLR), avec des références constantes au PKK, sont une attaque visant à saper le mouvement de libération et le cessez-le-feu qu'il a méticuleusement mis en oeuvre", dénonce le PKK dans un communiqué transmis par l'agence prokurde ANF.

"Comment l'appel du guide Apo (le chef historique du PKK Abdullah Öcalan, NDLR) à abandonner la lutte armée (...) peut-il être suivi face à une telle attitude ?", ajoute le groupe armé kurde, qui affirme avoir jusqu'ici "assumé ses responsabilités" face à Ankara.

Depuis sa cellule où il est à l'isolement depuis 1999, Abdullah Öcalan, 76 ans, a appelé en février 2025 les combattants du PKK, considérés comme terroristes par Ankara, à renoncer à la lutte armée.

Le PKK a décrété un cessez-le-feu unilatéral le 1er mars, annonçant ensuite sa dissolution le 12 mai.

Le parti AKP au pouvoir à Ankara a pour sa part estimé lundi soir que les récents combats à Alep étaient une tentative des combattants kurdes de "saboter" les efforts pour mettre fin en Turquie au conflit avec le PKK, vieux de plus de quatre décennies.

L'armée syrienne a demandé mardi aux forces kurdes de se retirer de la zone qu'elles contrôlent entre l'est d'Alep et l'Euphrate, après les voir délogées de la principale ville du nord du pays au prix de violents combats.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.