Mercredi 9 avril 2008 à 23h05
BRUXELLES, 9 avr 2008 (AFP) — Vingt-six des 29 femmes soupçonnées d'être des proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interpellées le 4 avril par la police belge ont été remises en liberté "en raison d'un problème informatique", a rapporté mercredi soir la télévision belge RTBF.
Ces 29 femmes, de différentes nationalités, avaient été interpellées à Verviers et Gemmenich (est de la Belgique) et à Bruxelles sur ordre d'un juge antiterroriste.
Selon les médias, elles sont suspectées d'avoir participé dans des camps en Belgique à des entraînements du PKK, une organisation considérée comme terroriste par l'UE.
A la suite de leur interpellation, trois d'entre elles ont été placées en détention préventive, selon la police fédérale citée mercredi par la RTBF.
Les 26 autres auraient dû être prises en charge par l'Office des étrangers, un organisme dépendant du ministère de l'Intérieur, qui devait les maintenir à la disposition de la police.
Mais, en raison d'un "problème informatique à l'Office des étrangers", elles ont dû être relâchées très rapidement, a indiqué la chaîne publique belge, sans donner de détails sur la nature du problème rencontré.
Seuls les documents et le matériel informatique saisis lors des perquisitions restent à la disposition des enquêteurs chargés du dossier. Les membres de la police fédérale n'ont pas apprécié la libération prématurée de ces 26 suspectes, a assuré la RTBF.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.