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Attentat kurde contre un café internet à Istanbul: 17 blessés (nouveau bilan)


Jeudi 9 février 2006 à 15h39

ISTANBUL (Turquie), 9 fév 2006 (AFP) — Dix-sept personnes, dont des policiers, ont été blessées jeudi dans un attentat revendiqué par un groupe kurde armé visant un café internet fréquenté par des agents de sécurité à Istanbul, a annoncé un responsable local.

"Sept de nos policiers ont été légèrement blessés. Dix civils sont également blessés", a dit le procureur en chef de la première métropole turque, Aykut Cengiz Engin, cité par l'agence de presse Anatolie.

L'un des blessés, un enfant, est dans un état grave, les autres ont subi des blessures légères, selon les autorités.

Un précédent bilan fourni par le chef de la police de la ville, Celallettin Cerrah, faisait état de 14 blessés.

Ce dernier avait évoqué l'éventualité d'un attentat à la bombe.

Un groupe kurde armé, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué cet attentat qui a visé un café situé dans le district de Bayrampasa, sur la rive européenne de la ville.

Une personne qui a appelé l'agence de presse pro-kurde Firat (FNA) basée en Europe a revendiqué l'attentat au nom du TAK, a rapporté l'agence sur son site internet.

L'explosion qui a soufflé les vitres des bâtiments avoisinants est survenue vers 14H00 (12H00 GMT). Des artificiers ont été déployés dans la zone pour rechercher les traces d'explosif.

Le café est situé à environ 100 mètres du siège local de la police anti-émeutes.

Peuplée de 12 millions d'habitants, Istanbul est fréquemment la cible d'attentats à la bombe orchestrés notamment par les groupuscules d'extrême-gauche ou les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie a connu une série d'attentats à la bombe depuis juillet dernier, dont plusieurs ont été attribués au TAK. Le plus sanglant d'entre eux a tué cinq personnes, dont deux touristes étrangères, dans la station balnéaire de Kusadasi, sur la côte égéenne.

Considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne, le PKK, en lutte contre Ankara depuis 1984, affirme que le TAK est constitué d'anciens du PKK entrés en dissidence.

La police turque considère cependant le TAK comme un prête-nom pour le PKK quand celui-ci mène des opérations soulevant la réprobation de la communauté internationale.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.