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Attentat kurde contre un café internet à Istanbul: 16 blessés (nouveau bilan)


Jeudi 9 février 2006 à 17h49

ISTANBUL (Turquie), 9 fév 2006 (AFP) — Seize personnes, dont sept policiers, ont été blessées jeudi dans un attentat revendiqué par un groupe kurde armé visant un café internet fréquenté par des agents de la sécurité à Istanbul, a annoncé un responsable local.

Selon le chef de la police de la ville, Celalettin Cerrah, sept policiers ont été blessés ainsi que neuf civils, dont deux grièvement.

Sur les lieux, ce policier a évoqué devant les journalistes l'éventualité d'un attentat à la bombe, selon l'agence de presse turque Anatolie.

Un groupe kurde armé, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué cet attentat qui a visé un café situé dans le district de Bayrampasa, sur la rive européenne de la ville.

Une personne qui a appelé l'agence de presse pro-kurde Firat (FNA), dont le siège est en Europe, a revendiqué l'attentat au nom du TAK, a rapporté l'agence sur son site internet.

L'explosion qui a soufflé les vitres des bâtiments avoisinants est survenue vers 14H00 (12H00 GMT). Des artificiers ont été déployés dans la zone pour rechercher les traces d'explosif.

Le café est situé à environ 100 mètres du siège local de la police anti-émeutes.

Peuplée de 12 millions d'habitants, Istanbul est fréquemment la cible d'attentats à la bombe orchestrés notamment par les groupuscules d'extrême gauche ou les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie a connu une série d'attentats à la bombe depuis juillet dernier, dont plusieurs ont été attribués au TAK. Le plus meurtrier d'entre eux a fait cinq morts, dont deux touristes étrangères, dans la station balnéaire de Kusadasi, sur la côte de la mer Egée.

Considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne, le PKK, en lutte contre Ankara depuis 1984, affirme que le TAK est constitué d'anciens du PKK entrés en dissidence.

La police turque considère cependant le TAK comme un prête-nom pour le PKK quand celui-ci mène des opérations soulevant la réprobation de la communauté internationale.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.