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Trois Britanniques armés, arrêtés à la frontière gréco-turque, placés en détention provisoire


Vendredi 19 février 2016 à 16h23

Thessalonique (Grèce), 19 fév 2016 (AFP) — La justice grecque a placé vendredi en détention provisoire les trois Britanniques d'origine kurde irakienne lourdement armés, arrêtés il y a cinq jours à Alexandroupolis près de la frontière gréco-turque.

Le juge d'instruction a inculpé les trois hommes pour le crime "d'importation et de détention d'armes dans le but de les livrer à un groupe criminel", a indiqué une source judiciaire.

Les autorités grecques avaient découvert dans leurs deux caravanes 240.000 balles, et une vingtaine d'armes à feu.

Ils ont déclaré au juge qu'ils ignoraient le contenu de leurs caravanes et qu'ils avaient été payés 2.000 et 3.000 euros pour le transport de chacun de ces véhicules dans le nord de l'Irak, selon la même source.

L'un d'eux, âgé de 40 ans, avait été arrêté au poste-frontière de Kipi, sur le fleuve Evros qui sépare la Turquie de la Grèce, en possession notamment de quatre pistolets de type Walther et 200.000 balles de 22 mm de calibre, dissimulées dans une caravane remorquée par une voiture aux plaques d'immatriculation allemandes.

Les deux autres ressortissants britanniques, âgés de 35 et 36 ans, avaient été arrêtés dans le port d'Alexandroupolis, chef-lieu du département d'Evros, en possession de 18 armes à feu et d'environ 40.000 balles de calibre de 22 et 5,5mm.

La police avait indiqué penser que ces hommes voulaient passer en Turquie puis probablement en Syrie ou en Irak afin de participer aux combats des Kurdes contre l'EI.

Les autorités grecques sont en alerte après l'arrestation de deux Suédois, jihadistes présumés pour leur part, le 31 janvier à Alexandroupolis en possession du "matériel de combat".

Ils étaient arrivés à la mi-janvier en Grèce par avion en provenance de Suède avant de prendre le bus pour la Turquie.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.