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Syrie: frappes sur le groupe EI à Raqa pour soutenir les avancées des Kurdes (Pentagone)


Lundi 6 juillet 2015 à 19h32

Washington, 6 juil 2015 (AFP) — Les bombardements américains de ces derniers jours à Raqa (Syrie), capitale autoproclamée du groupe Etat islamique, visaient à soutenir les avancées des forces kurdes, sans particulièrement cibler les chefs de l'EI, a indiqué lundi le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

Les objectifs de ces frappes "n'étaient pas des individus en particulier", a expliqué le secrétaire à la Défense lors d'une conférence de presse commune au Pentagone avec le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Les frappes visaient réduire "la liberté de manoeuvre de l'EI et sa capacité à contrer l'avancée de ces solides forces kurdes", a-t-il expliqué.

"C'est le succès sur le terrain des Kurdes" qui justifie ces bombardements, a-t-il dit.

La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené ces derniers jours des raids aériens sans précédent sur Raqa, la capitale de facto du groupe Etat islamique en Syrie, endommageant des infrastructures utilisées par les jihadistes.

Les frappes ont fait au moins 30 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le président Barack Obama doit se rendre lundi après-midi au Pentagone pour faire le point avec les principaux responsables militaires américains sur la guerre contre le groupe EI.

Lors de leur conférence de presse, tant M. Carter que M. Le Drian ont défendu le modèle actuel d'action de la coalition menée par les Etats-Unis, visant à combattre l'EI via des bombardements aériens tout en laissant les combats au sol à la charge des forces locales.

L'EI est battu de manière durable "quand il y a des forces locales efficaces que nous pouvons soutenir, qui peuvent prendre des territoires, les tenir, et faire en sorte qu'il y ait une bonne gouvernance ensuite", a dit M. Carter.

"Il faudra qu'il y ait des forces au sol suffisamment aguerries, suffisamment formées, pour avec l'appui aérien, permettre de reprendre des territoires" au groupe Etat islamique, a déclaré M. Le Drian.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.