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Les premiers renforts de combattants kurdes irakiens à destination de Kobané en Turquie


Mercredi 29 octobre 2014 à 01h34

Sanliurfa (Turquie), 29 oct 2014 (AFP) — Les premiers renforts de combattants kurdes irakiens à destination de la ville syrienne kurde de Kobané assiégée par les jihadistes ont atterri dans la nuit de mardi à mercredi à l'aéroport de Sanliurfa (sud de la Turquie), a indiqué à l'AFP un responsable local turc.

Ces combattants "peshmergas", dont le nombre n'a pas été précisé, ont aussitôt pris la route à bord de trois bus pour la frontière turco-syrienne, distante d'une cinquantaine de kilomètres, escortés par quatre blindés de l'armée turque et un véhicule de police, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de sécurité turques ont immédiatement fermé la route qui mène à la frontière, bloquant les nombreux journalistes qui tentaient de suivre le convoi.

Outre le contingent qui a atterri à Sanliurfa, une autre colonne de peshmergas irakiens est arrivée dans la nuit en Turquie par le poste-frontière de Habur, à proximité de la ville de Silopi (sud-est de la Turquie), a constaté un photographe de l'AFP.

Ce convoi d'une quarantaine de véhicules, chargés notamment d'armes lourdes, a été accueilli par des centaines de personnes qui agitaient des drapeaux kurdes.

Il devait rejoindre par la route la ville-frontière turque de Suruç plus à l'ouest, avant de passer en Syrie et de rejoindre Kobané.

Sous la pression des Etats-Unis, le gouvernement turc a autorisé la semaine dernière le passage via son territoire d'environ 150 combattants venus de la province autonome kurde d'Irak, avec laquelle il entretient de bonnes relations.

La Turquie refuse de venir militairement en aide aux forces kurdes syriennes qui défendent depuis plus d'un mois Kobané assiégée par le groupe Etat islamique, de peur qu'une telle opération ne profite au régime du président syrien Bachar al-Assad, sa bête noire, et aux Kurdes syriens et turcs.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié ces derniers jours à plusieurs reprises le Parti de l'union démocratique (PYD), le principal parti kurde de Syrie dont la branche armée mène le combat contre l'EI, de "terroriste", comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis 1984 la rébellion contre Ankara.

Les Etats-Unis ont de leur côté engagé des discussions directes avec le PYD et procédé la semaine dernière à un largage d'armes et de munitions destinées à ses forces à Kobané.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.