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Renforts de l'ASL à Kobané: Pas d'accord, selon le chef des Kurdes Syriens


Vendredi 24 octobre 2014 à 19h56

ANKARA, 24 oct 2014 (AFP) — Le chef des Kurdes syriens défendant la ville de Kobané contre les jihadistes du groupe Etat islamique, Saleh Muslim, a démenti vendredi un accord annoncé par le président turc pour l'envoi par l'Armée syrienne libre (ALS) de 1.300 rebelles pour les aider à défendre la ville.

"Nous ne sommes pas parvenus à un accord", a-t-il dit dans un entretien à la chaîne turque CNN-Türk.

"Les forces de l'ASL sont en combat dans plusieurs zones et des renforts veulent venir (à Kobané) mais ils n'arriveront pas avant la conclusion d'un accord", a dit en turc M. Salih, l'un des dirigeants du Parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire de la Turquie.

M. Salih a en outre estimé que si l'ASL ouvrait un autre front ailleurs en Syrie contre le groupe extrémiste sunnite cela serait plus utile et "allégera l'étau de Kobané".

Lors d'un déplacement vendredi à Tallinn, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé que "le PYD (principal parti kurde syrien) avait accepté (le renfort de) 1.300 hommes de l'ASL".

La veille, un commandant rebelle syrien, le colonel Abdel Jabbar al-Okaidi, ancien de la direction de l'ASL, affirmait à la chaîne Al-Jazeera que ses troupes "se rendraient à Aïn al-Arab (Kobané en arabe, ndlr) dans les prochaines 36 heures", en passant par la frontière turque.

La région kurde de Kobané, à la frontière turque, est le théâtre depuis plus d'un mois de violents affrontements entre les combattants kurdes syriens, appuyés désormais par des frappes de la coalition, et les jihadistes de l'EI qui contrôlent des pans entiers de l'Irak et de la Syrie.

La région autonome du Kurdistan irakien a décidé d'y envoyer la semaine prochaine jusqu'à 200 combattants.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.