
Vendredi 10 octobre 2014 à 10h15
Beyrouth, 10 oct 2014 (AFP) — Les forces kurdes défendaient avec acharnement vendredi le "carré de sécurité", où se trouve leur QG dans la ville syrienne de Kobané, face à l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI) qui s'approchaient de la frontière turque, selon une ONG.
Parallèlement, quatre frappes de la coalition menées dans la nuit et vendredi matin ont touché des positions de l'EI à la périphérie sud et est de cette troisième ville kurde de Syrie frontalière de la Turquie. Les avions de la coalition menée par les Etats-Unis ont frappé de nouveau vendredi matin l'est de Kobané.
Les combats faisaient rage autour de ce "carré de sécurité", après la prise jeudi de l'immeuble des Assayech (forces de sécurité kurdes) et où les jihadistes étaient retranchés vendredi, d'après l'ONG Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Il y a des affrontements à l'est et au-sud est du carré de sécurité", précise à l'AFP le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.
Ce "carré de sécurité" se trouve dans le nord de la ville, à près d'un km de la frontière turque.
"Les jihadistes tentent de parvenir à tout prix au poste-frontière avec la Turquie en cernant le côté nord", précise M. Abdel Rahmane.
Menacés par les frappes de la coalition et ne se déplaçant plus en convoi, "les jihadistes transportent désormais des munitions vers Kobané sur des motos", indique-t-il.
Depuis lundi, Kobané, connue également sous le nom d'Aïn al-Arab, est le théâtre de combats de rue acharnés. Le rapport de force est cependant défavorable aux Kurdes, l'EI possédant des véhicules blindés et des armes sophistiquées.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.