Page Précédente

Syrie: l'Iran dénonce la "passivité" de la communauté internationale à Kobané


Mardi 7 octobre 2014 à 15h42

Téhéran, 7 oct 2014 (AFP) — L'Iran a critiqué mardi "la passivité de la communauté internationale" face à l'offensive du groupe Etat islamique (EI) contre la ville kurde syrienne de Kobané appelant à soutenir le gouvernement syrien contre "les terroristes".

Ces déclarations interviennent alors que la Turquie a jugé nécessaire une opération terrestre de la coalition pour soutenir les forces kurdes à Kobané, à la frontière turque, en passe de tomber aux mains des jihadistes.

La porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, a souligné "la nécessité de soutenir le gouvernement syrien pour combattre les terroristes", selon l'agence officielle Irna.

L'Iran dénonce les frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis dont l'objectif réel reste selon Téhéran de renverser le régime syrien. Pour lutter contre l'EI, Téhéran prône le renforcement des gouvernements irakien et syrien.

L'Iran, principal allié régional de Bachar al-Assad, affirme n'envoyer que des conseillers militaires en Syrie pour soutenir l'armée et les milices pro-gouvernementales face à la rébellion armée et les jihadistes de l'EI et du Front al-Nosra.

Téhéran a également envoyé des armes et des conseillers militaires en Irak pour aider les forces gouvernementales et les combattants kurdes irakiens contre l'EI.

Mais des responsables iraniens et kurdes irakiens ont admis la présence de forces des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, sur le sol irakien.

Evoquant "la situation humanitaire catastrophique" à Kobané, ville stratégique située à quelques kilomètres de la frontière turque, la porte-parole a ajouté que l'Iran allait envoyer "prochainement une aide humanitaire à la population de la ville via le gouvernement syrien".

La ville a été vidée ces dernières semaines de la majorité de ses habitants, qui craignent les représailles des jihadistes semant la terreur dans les vastes régions sous leur contrôle en Syrie et en Irak, où ils commettent viols, exécutions et persécutions.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.