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L'armée turque évacue civils et presse de sa zone frontière face à Kobané assiégée


Lundi 6 octobre 2014 à 11h28

Suruc (Turquie), 6 oct 2014 (AFP) — Les forces de sécurité turques ont utilisé lundi des gaz lacrymogènes pour éloigner de la frontière turco-syrienne des dizaines de journalistes et de civils, pour l'essentiel kurdes, qui suivent le siège de la ville syrienne de Kobané, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Partez ou nous interviendrons", ont sommé par haut-parleur les forces de sécurité avant de noyer la zone sous un nuage de gaz.

Les médias et les civils qui assistent tous les jours aux violents combats qui opposent les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aux combattants kurdes pour le contrôle de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe) ont été repoussés à près de 700 m de la ligne qui sépare la Syrie et de la Turquie.

Dimanche déjà, les forces de sécurité avaient eu recours aux gaz lacrymogènes pour éloigner les curieux de la zone frontière, où plusieurs obus de mortiers d'origine inconnue sont tombés ces derniers jours à l'intérieur du territoire turc.

L'armée d'Ankara a procédé dimanche à l'évacuation de deux petits villages frontaliers après la chute d'un obus sur une maison des faubourgs de la ville de Suruç (sud) qui a fait cinq blessés.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.