
Samedi 11 janvier 2014 à 13h03
PARIS, 11 jan 2014 (AFP) — Au moins 2.000 personnes ont quitté samedi en début d'après-midi les abords de la Gare du Nord à Paris en direction de la place de la République pour demander la "vérité et la justice" sur l'assassinat il y a un an de trois militantes kurdes, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Justice et vérité, identifiez les commanditaires", proclame une banderole de la "fédération des associations kurdes de France", des pancartes évoquant elles un "assassinat politique", les manifestants brandissant aussi de nombreux portraits des militantes assassinées.
Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez étaient retrouvées tuées par balles dans les locaux du Centre d'information kurde (CIK), 147 rue Lafayette (Xe) près de la Gare du Nord.
Un homme, Ömer Güney, a été arrêté huit jours après l'assassinat des militantes, et mis en examen le 21 janvier 2013 pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste".
Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour expliquer ce triple homicide : règlement de comptes interne au sein de la mouvance kurde dans un contexte d'ouverture de pourparlers de paix entre le PKK et Ankara, acte du mouvement turc d'extrême droite des "Loups Gris", assassinat politique (thèse privilégiée dans la mouvance kurde), voire crime crapuleux ou différend personnel.
Les associations kurdes souhaitent "un geste fort du président de la République" et qu'il demande "des comptes au gouvernement turc lors de son prochain voyage en Turquie fin janvier".
Quelque 2.500 sympathisants kurdes avaient manifesté à Paris le 26 janvier 2013.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.