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Les Kurdes de Syrie remettent trois orphelins russes à Moscou


Lundi 25 mars 2019 à 16h51

Qamichli (Syrie), 25 mars 2019 (AFP) — Les autorités kurdes en Syrie ont remis lundi trois orphelins en bas âge russes, dont les parents étaient affiliés au groupe jihadiste Etat islamique (EI), à des représentantes de leur pays venues les rapatrier.

Les trois enfants, originaires d'Ossétie du nord, dans le Caucase, ont perdu leurs parents en Syrie il y a plus d'un an et vivaient dans le camp de déplacés d'Al-Hol (nord-est), où sont transférées les familles de jihadistes de l'EI.

Le "califat" autoproclamé de l'EI a été éradiqué samedi, ont annoncé les forces arabo-kurdes qui ont mené l'ultime offensive contre l'organisation ultraradicale.

La tante de ces orphelins en Russie a effectué les démarches auprès des autorités de Moscou pour leur rapatriement afin de pouvoir les accueillir chez elle, a expliqué en conférence de presse une représentante du Parlement russe (Douma), Nelly Kouskova, venue avec une délégation récupérer les trois enfants.

Les enfants sont deux jumeaux nés en Russie en 2012, ainsi que leur petite soeur, née en 2014, et vivaient seuls depuis plus d'un an dans le camp d'Al-Hol.

Les circonstances de la mort des parents sont inconnues, a assuré Mme Kouskova, lors de la conférence de presse dans la ville de Qamichli (nord-est).

Des responsables kurdes ont affirmé que les parents étaient affiliés à l'EI.

"Il y a des dizaines d'orphelins privés de leurs parents. Toute demande, que ce soit de leur pays ou par le biais de la Croix-Rouge internationale, est prise en compte et nous coopérons pour résoudre ces cas humanitaires", a indiqué de son côté un responsable des autorités kurdes, Abdel Karim Omar.

Il a expliqué que les enfants russes seraient rapatriés "pour les sortir de l'environnement de l'extrémisme et du terrorisme et pour qu'ils puissent bénéficier d'une enfance saine".

Une équipe de l'AFP a pu voir les trois enfants, chaussettes et sandales au pied, bouteilles d'eau et de jus à la main, repartir avec les deux représentantes de la Douma.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.