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Un parti chiite appelle à "éradiquer le terrorisme" après l'attentat d'Erbil


NAJAF (Irak), 2 fév (AFP) - 11h42 - Un des principaux partis chiites irakiens a appelé lundi à "éradiquer le terrorisme", au lendemain du double attentat suicide contre les deux grands partis kurdes, qui a fait au moins 56 morts à Erbil, à 350 km au nord de Bagdad.


"En ce qui concerne la sécurité de l'Irak, nous devons combattre et éradiquer le terrorisme pour mettre fin aux tragédies qu'il inflige à notre peuple", a déclaré un dirigeant du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak (CSRII), Sadreddine al-Koubbanji, lors d'un prêche à l'occasion de l'Aïd al-Adha (fête musulmane du sacrifice), célébrée à partir de lundi par les chiites irakiens.

La lutte contre le terrorisme devrait être la "principale revendication" des chiites envers la coalition qui contrôle l'Irak, outre l'unité du pays et l'"accélération du transfert du pouvoir" à un gouvernement irakien souverain, a-t-il déclaré dans la ville sainte chiite de Najaf, à 160 km au sud-ouest de Bagdad.

Cheikh Koubbanji est le dirigeant à Najaf du CSRII, frappé le 29 août par un attentat dans la ville sainte qui avait tué son chef Mohammad Baqer Hakim, et plus de 80 personnes, à la sortie de la prière du vendredi.

Dans la ville voisine de Koufa, le jeune imam chiite radical Moqtada al-Sadr, a décidé de ne pas prononcer de prêche "pour préserver les intérêts supérieurs" du pays, a indiqué un de ses représentants à Najaf, Moustapha Yaacoubi, sans autre précision.

Les revendications fédérales des dirigeants kurdes suscitent des inquiétudes dans la majorité arabe, qui redoute une partition de l'Irak.

Au moins 56 personnes ont été tuées dimanche par deux kamikazes mêlés à la foule des visiteurs venus présenter leurs voeux au siège du PDK et de l'UPK à Erbil, qui ont fait exploser leurs charges à quelques minutes d'intervalle, décimant les directions des deux partis.

Le double attentat n'a pas été revendiqué, mais la coalition et des responsables kurdes l'ont imputé à des extrémistes islamistes.

Les sunnites arabes et kurdes ont commencé à célébrer l'Aïd dimanche.