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Un mort lors d'une manifestation prokurde dans le sud-est de la Turquie (médias)


Mardi 7 octobre 2014 à 16h48

Istanbul, 7 oct 2014 (AFP) — Un homme a été tué mardi à Mus dans le sud-est de la Turquie lors d'une manifestation de Kurdes qui dénonçaient le refus du gouvernement d'Ankara d'intervenir militairement pour empêcher la chute de la ville syrienne de Kobané, ont rapporté les médias turcs.

Les circonstances de la mort de cet homme de 25 ans n'étaient pas immédiatement connues. Le quotidien Hürriyet a indiqué qu'il avait été atteint par un coup de feu d'origine indéterminée, alors que la chaîne d'information NTV a assuré qu'il avait été touché en pleine tête par une grenade lacrymogène tirée par la police.

Selon les médias turcs, une autre personne a été grièvement blessée lors de ces incidents.

Des incidents violents ont éclaté mardi dans de nombreuses villes de Turquie entre les forces de l'ordre et des manifestants opposés à la politique du régime islamo-conservateur envers les jihadistes du groupe de l'Etat islamique (EI).

La police est intervenue avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les protestataires dans plusieurs districts d'Istanbul, dans la capitale Ankara, à Diyarbakir, la "capitale" kurde du sud-est de la Turquie, ou dans la station balnéaire d'Antalya (sud).

Le principal parti kurde de Turquie, le Parti démocratique populaire (HDP), a appelé lundi soir tous les Kurdes du pays à descendre dans la rue.

Des échauffourées ont déjà éclaté dès lundi soir, notamment à Istanbul où les manifestants ont incendié des véhicules.

Après plusieurs jours d'intenses bombardements, les jihadistes de l'EI sont entrés lundi dans Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe) et pris le contrôle de plusieurs quartiers, où les combats se poursuivaient mardi, ont constaté des journalistes de l'AFP depuis la frontière turque toute proche.

Malgré le feu vert formel du Parlement à une opération militaire en Syrie et en Irak contre l'EI, le pouvoir islamo-conservateur turc s'est jusque-là refusé à intervenir, provoquant la colère des populations kurdes.

dg-pa/st

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.