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Référendum d'indépendance du Kurdistan irakien: l'Iran met en garde Kirkouk


Mercredi 30 août 2017 à 14h15

Téhéran, 30 août 2017 (AFP) — L'Iran a mis en garde mercredi la province irakienne de Kirkouk contre une participation au référendum sur l'indépendance du Kurdistan le mois prochain, affirmant qu'elle serait "provocante et inacceptable".

Le conseil provincial de Kirkouk, une région ethniquement mixte qui dépend du gouvernement fédéral de Bagdad, a voté mardi en faveur d'une participation au référendum, une décision dénoncée comme illégale et anticonstitutionnelle par le gouvernement.

Ce référendum prévu le 25 septembre doit poser la question d'une indépendance du Kurdistan irakien, région autonome du nord de l'Irak. De nombreux pays étrangers --dont la Turquie et l'Iran voisins de l'Irak et comptent des minorités kurdes-- s'opposent à sa tenue, tout comme les Nations unies, même si ses résultats seront non-contraignants.

"Le conseil de Kirkouk (...) a pris une mauvaise décision, c'est de la provocation et c'est inacceptable", a affirmé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant ce référendum de "dangereux".

Il "ne permet pas (...) de résoudre les problèmes existants et affectera la capacité et le pouvoir national de l'Irak à prolonger les victoires de ce pays face au terrorisme", a estimé le porte-parole du ministère, Bahram Ghasemi, cité dans le communiqué.

"La République islamique d'Iran met en garde contre cette mauvaise décision qui constitue une violation flagrante de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l'Irak et souligne à nouveau que (...) toute mesure créant de nouvelles crises dans la région et aux frontières des voisins de l'Irak sera intolérable".

Située dans le nord de l'Irak, la province de Kirkouk, qui compte notamment des populations kurde, arabe et turkmène, dépend du gouvernement fédéral de Bagdad et ne fait pas partie de la région actuelle du Kurdistan irakien.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.