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Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie se sont réfugiés en Irak


Mercredi 16 octobre 2019 à 10h08

Erbil (Irak), 16 oct 2019 (AFP) — Quelque 500 Kurdes de Syrie ont fui ces quatre derniers jours vers le Kurdistan irakien voisin face à la progression de l'offensive militaire turque dans le nord de la Syrie, ont indiqué mercredi des responsables.

Toutes ces familles ont été escortées vers des camps de déplacés installés dans le nord-ouest de l'Irak, où des millions de déplacés irakiens avaient trouvé refuge depuis la percée du groupe Etat islamique (EI) en 2014, a précisé à l'AFP un responsable provincial de Dohouk, région kurde frontalière de la Syrie.

Il a précisé, sous le couvert de l'anonymat, que ces réfugiés étaient arrivés en plusieurs vagues.

De leur côté, les ONG opérant au Kurdistan irakien se disent en état d'alerte depuis qu'Ankara a lancé il y a une semaine une opération militaire dans le nord de la Syrie, visant la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), alliée des Occidentaux dans la lutte antijihadistes.

Samedi soir, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait déjà rapporté que "182 Kurdes syriens ont traversé la frontière vers le Kurdistan irakien pour échapper aux bombardements dans le nord-est syrien".

Interrogé par l'AFP à leur sujet, Ismaïl Ahmed, responsable des Affaires humanitaires au sein du Conseil provincial de Dohouk, a affirmé qu'il s'agit de "Kurdes syriens résidant déjà au Kurdistan irakien, qui avaient rendu visite à leurs proches en Syrie avant de repartir dans l'autre sens en raison des bombardements".

De violents combats opposent mercredi l'armée du régime syrien et les forces kurdes aux rebelles proturcs dans le nord de la Syrie en guerre.

Les forces du régime de Damas ont commencé mardi à se déployer dans certains secteurs du nord de la Syrie qui échappaient jusque-là à leur contrôle, à la faveur d'un accord conclu avec les autorités kurdes syriennes visant à contenir l'offensive turque.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.