
Jeudi 25 avril 2013 à 17h19
ANKARA, 25 avr 2013 (AFP) — Voici les principaux points du plan annoncé par les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour le retrait de ses troupes de Turquie:
- Les combattants "effectueront un retrait dans l'ordre et la discipline, de leur propre initiative, en utilisant leurs itinéraires habituels et de façon à ne pas ouvrir la voie à des affrontements".
- Le retrait débutera le 8 mai 2013 et aura lieu "progressivement, par groupes, avec des déplacements discrets à la façon de la guérilla", avec pour objectif de s'achever "le plus rapidement possible".
- La destination finale des combattants est la région autonome kurde du nord de l'Irak, où le PKK dispose déjà de bases, les rebelles espérant que les autorités kurdes irakiennes feront preuve de "la compréhension nécessaire" pour accueillir ces troupes.
- En cas d'attaque ou de bombardement par les forces armées turques, "le retrait sera interrompu immédiatement et les combattants utiliseront leur droit à l'autodéfense et de représailles".
- L'Etat turc doit "en parallèle s'abstenir de toute activité militaire dans le Kurdistan (est et sud-est anatoliens) et de toute incitation qui pourrait conduire à des affrontements".
- "L'observation du processus par des délégations indépendantes permettra d'identifier les obstacles ou les erreurs des deux côtés et le bon déroulement du processus".
Le PKK prévoit un processus de résolution de la question kurde en trois phases:
1 - Le respect du cessez-le-feu mis en oeuvre depuis la fin mars par les rebelles et l'achèvement réussi du retrait.
2 - L'accomplissement par le gouvernement turc de ses "obligations", dont une réforme de la Constitution pour élargir la prise en compte de la minorité kurde et l'abolition des milices kurdes financées par Ankara pour lutter contre les rebelles.
3 - Le lancement d'un "processus de normalisation" au cours duquel "le désarmement de la guérilla sera à l'ordre du jour", de même que la libération du chef emprisonné du PKK Abdullah Öcalan, en parallèle à la recherche d'un compromis social.
Les rebelles appellent par ailleurs la communauté internationale à soutenir ce processus de paix.
Ils prévoient également l'organisation d'une série de grandes conférences à Diyarbakir (sud-est), Erbil (Kurdistan irakien) et en Europe pour débattre du processus de paix avec toutes les composantes du peuple kurde.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.