
Mardi 30 septembre 2014 à 19h18
DAMAS, 30 sept 2014 (AFP) — Voici les faits marquants mardi concernant la coalition internationale menée par Washington contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, qui se trouve aux portes de la ville syrienne d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), près de la frontière turque.
Les Etats-Unis ont commencé à bombarder les positions de l'EI le 8 août en Irak, puis élargi les opérations à la Syrie le 23 septembre avec cinq alliés arabes (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Jordanie et Qatar).
FRAPPES DE LA COALITION ET COMBATS
- En Syrie, les combattants de l'EI se trouvent désormais à "deux ou trois kilomètres" d'Aïn al-Arab, dont ils cherchent à s'emparer pour contrôler une longue bande de territoire le long de la frontière turque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Il y a juste une vallée qui sépare les jihadistes de la ville", d'après l'ONG syrienne.
- Dans le nord de l'Irak, les forces kurdes, appuyées par un soutien aérien, ont lancé une offensive sur trois fronts contre les jihadistes, selon des responsables peshmergas. Les opérations se déroulent au nord de Mossoul, contrôlée par les jihadistes, au sud de Kirkouk et contre une ville à la frontière syrienne.
Les peshmergas sont entrés dans la ville de Rabia (nord) à la frontière syrienne où ils se battent dans le centre après avoir pris les villages d'As-Saudiyah et Mahmoudiyah.
- La Grande-Bretagne mène ses premières frappes aériennes en Irak (ministre Défense).
- Les Etats-Unis annoncent avoir conduit lundi et mardi 22 frappes aériennes contre les jihadistes de l'EI en Syrie et en Irak.
En Syrie, trois des frappes ont été menées à l'est d'Aïn al-Arab, selon le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom). Des pays alliés de la coalition ont participé à ces opérations, mais c'est l'armée américaine qui a mené ces frappes. Plusieurs autres raids ont été lancés dans le nord-est de la Syrie, près du mont Sinjar, près de Deir Ezzor (est) et au nord-est d'Alep (nord).
En Irak, les Etats-Unis ont aussi mené lundi et mardi 11 frappes, dans le Nord-Est, près du barrage de Mossoul (nord), dans le nord-ouest de Bagdad et à l'ouest de Falloujah (centre).
BILAN
Les frappes en Syrie ont fait en une semaine au moins 211 morts parmi les jihadistes et 22 parmi les civils, selon l'OSDH.
DEVELOPPEMENTS CLES
- Au moins huit personnes, dont quatre enfants, sont tuées à Alep, dans le nord de la Syrie, quand les hélicoptères du régime ont lâché des barils d'explosifs sur un secteur tenu par les rebelles (ONG syrienne). Depuis fin 2013, l'armée de l'air du régime mène quotidiennement des raids sur les secteurs rebelles d'Alep.
- Le président syrien Bachar al-Assad affirme que les pays qui ont "propagé le terrorisme" ne peuvent vaincre les extrémistes, en dénonçant les "objectifs cachés" des Etats-Unis au Moyen-Orient.
- Le groupe de l'EI relâche plus de 70 élèves kurdes enlevés le 29 mai dans le nord de la Syrie, selon l'OSDH. Les jeunes faisaient partie d'un groupe de 153 élèves enlevés alors qu'ils revenaient d'Alep après des examens.
- En Turquie, le gouvernement doit déposer un projet de mandat autorisant l'intervention de son armée.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.