
Lundi 6 octobre 2014 à 15h09
Téhéran, 6 oct 2014 (AFP) — La télévision d'Etat iranienne a publié lundi une rare photo du chef de la Force Qods, une unité d'élite du régime iranien, aux côtés de combattants kurdes irakiens qui luttent contre l'organisation Etat islamique (EI).
La photo, publiée sur le site internet de la chaîne d'information en continu Irinn, montre le général Ghassem Souleimani en vêtements civils, entouré d'un groupe d'hommes présentés comme "des peshmergas kurdes".
"Avec le début des attaques de Daesh (l'acronyme en arabe de l'EI) des photos du général Ghassem Souleimani, le commandant de la Force Qods des Gardiens de la Révolution ont été publiées en Irak et en particulier lors de la conquête d'Amerli. La plus récente (le) montre aux côtés de peshmergas", explique le site de l'Irinn, sans préciser quand, ni où, la photo a été prise.
Amerli, une ville majoritairement turcomane chiite à 160 km au nord de Bagdad, avait été assiégée par les jihadistes pendant onze semaines avant d'être libérée par des combattants kurdes, des soldats irakiens et des miliciens chiites fin août.
Téhéran a admis avoir envoyé des armes et des conseillers militaires en Irak pour aider les forces gouvernementales et les combattants kurdes irakiens dès le début de l'offensive des jihadistes début juin.
Des responsables iraniens et kurdes irakiens ont également évoqué la présence de forces des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, sur le sol irakien.
Un responsable de Justice iranien a récemment affirmé que le général Souleimani était aussi présent aux côtés des forces kurdes lors de combats près d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, début août.
La Force Qods (Jérusalem) est une unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens qui remplit à l'étranger des missions de sécurité considérées nécessaires pour la protection de la République islamique.
Son chef, Ghassem Souleimani, n'apparaît que très rarement dans les médias iraniens, et sa réputation d'homme de l'ombre, soigneusement cultivée, l'établit comme l'un des responsables iraniens les plus influents, si ce n'est le plus influent, en matière de sécurité au Moyen-Orient.
Les médias iraniens font état régulièrement de la mort de "volontaires" tués en Syrie ou en Irak dans des combats contre les groupes jihadistes, les autorités affirmant que ces combattants partent d'eux-mêmes pour protéger les lieux saints chiites.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.