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Irak: visite non annoncée en Iran d'un responsable du Kurdistan irakien (presse)


Lundi 16 juin 2014 à 11h02

Téhéran, 16 juin 2014 (AFP) — Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, a effectué lundi une visite non annoncée à Téhéran pour discuter de la situation en Irak, où le gouvernement a lancé une contre-offensive pour stopper la progression des jihadistes, selon les médias iraniens.

L'Iran a apporté son soutien au gouvernement central irakien dans sa lutte contre les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont conquis la semaine dernière de vastes portions de territoire dans le nord et le centre du pays, dont la deuxième ville d'Irak, Mossoul.

Selon l'agence Mehr, M. Barzani doit rencontrer le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, l'amiral Ali Shamkhani, pour évoquer "les récents évènements en Irak".

Aucun autre détail n'a été révélé.

Les forces kurdes participent aux combats contre les insurgés de l'EIIL, qui bénéficient du soutien de partisans du régime déchu de Saddam Hussein.

L'offensive des jihadistes a également permis aux forces kurdes d'assoir leur autorité sur des territoires disputés de longue date avec le pouvoir central à Bagdad, comme la ville de Kirkouk.

Téhéran s'est dit prêt à aider Bagdad mais sans intervenir au sol, affirmant que les forces gouvernementales irakiennes avaient la capacité de venir à bout des jihadistes.

Samedi, le président iranien Hassan Rohani semblait ne pas exclure une coopération avec les Etats-Unis contre les jihadistes. Mais Ali Shamkhani a écarté cette idée dimanche.

Selon le Wall Street Journal de dimanche, des pourparlers directs débuteront cependant sous peu entre Téhéran et Washington, pourtant grands rivaux, en vue d'envisager une coopération pour venir en aide à Bagdad.

L'Iran, pays à majorité chiite, se trouve avoir des intérêts stratégiques communs avec les Etats-Unis dans l'aide que les deux pays comptent apporter aux autorités irakiennes, elles aussi chiites, contre les insurgés sunnites de l'EIIL.

Washington a condamné dimanche le massacre "horrible" perpétré par les jihadistes qui affirment avoir exécuté 1.700 soldats chiites irakiens à Tikrit (nord). Cette affirmation n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.