
Vendredi 12 septembre 2014 à 18h21
Erbil (Irak), 12 sept 2014 (AFP) — Le président français François Hollande a assuré vendredi que les livraisons d'armes effectuées par la France aux peshmergas kurdes qui combattent les jihadistes de l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak avaient été "décisives" pour inverser le rapport de forces.
"J'ai décidé d'acheminer les moyens nécessaires, je constate que vous en avez fait le meilleur usage. Ces livraisons ont été décisives pour inverser le rapport de forces", a déclaré M. Hollande lors d'une conférence de presse à Erbil avec le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.
Au cours des dernières semaines, la France a livré à "deux-trois" reprises des armes aux Kurdes irakiens, selon une source française.
François Hollande a aussi fait part de son "admiration" pour les peshmergas. "On va passer à un autre stade. Il y a une alliance qui s'est constituée et, pour coordonner les efforts des pays; une conférence contre Daesh (l'Etat islamique) sera organisée (lundi) à Paris et une délégation des peshmergas irakiens sera présente", a-t-il indiqué.
François Hollande a aussi assuré les Irakiens que les Européens continueraient à aider les réfugiés.
"Nous allons poursuivre avec l'Europe notre aide aux réfugiés. Nous allons établir un véritable pont humanitaire et nous allons aussi traiter les cas les plus douloureux des familles qui ont des liens avec la France qui veulent venir pour un temps se réfugier auprès de leurs proches", a-t-il dit.
En France, "nous avons pu renforcer l'équipe qui délivre les visas. Le ministère des Affaires étrangères a fixé des critères qui sont simples, c'est justement le lien avec la France. Mais ils me l'ont dit ces réfugiés, leur volonté c'est de retourner chez eux, là où ils vivaient il y a quelques mois, quelques semaines", a ajouté le président français.
Le président français était allé auparavant à la rencontre de réfugiés chrétiens à Erbil, capitale du Kurdistan autonome, où des centaines de milliers d'Irakiens ont trouvé refuge fuyant l'offensive de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak. Dans la matinée, il s'était entretenu avec son homologue irakien à Bagdad.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.