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Huit arrestations au total pour transport d'armes de Grèce en Turquie


Mercredi 31 juillet 2013 à 16h59

ATHENES (Attique), 31 juil 2013 (AFP) — Huit hommes au total, cinq Turcs d'origine kurde et trois Grecs, ont été arrêtés en Grèce dans le cadre d'une enquête des services anti-terroristes grecs sur une affaire de transport d'armes de Grèce en Turquie, a-t-on appris mercredi de source policière.

Dans un premier temps, les garde-côtes grecs ont arrêté mardi deux Turcs d'origine kurde et deux Grecs dans un bateau au large de l'île de Chios en mer Egée, près de la Turquie, en possession d'une grande quantité d'armes. Ils se dirigeaient vers la Turquie avec une cargaison d'armes et d'explosifs.

Les garde-côtes ont trouvé des mortiers, grenades, armes à feu, munitions et un grand nombre d'engins explosifs alors qu'ils effectuaient un contrôle de routine.

Un autre Turc d'origine kurde et un Grec ont été arrêtés quelques heures plus tard, mardi soir, sur le port de Chios, soupçonnés d'être impliqués dans cette affaire.

Les six suspects seront présentés mercredi soir au parquet de Chios pour "activité terroriste", "possession et transport d'explosifs et de bombes", selon cette source policière.

La brigade anti-terroriste a ouvert une enquête et effectué des perquisitions dans trois villes, Athènes, Thessalonique (nord) et Corinthe (sud). Quatorze personnes ont été au total interrogées dans le cadre de ces investigations et deux Turcs d'origine kurde ont été arrêtés mercredi à Athènes, accusés de possession de faux papiers.

La presse turque a accusé récemment la Grèce d'abriter des terroristes et le quotidien Zaman a publié un article intitulé "Des terroristes abrités par la Grèce pourraient s'en prendre à des intérêts turcs et américains".

"De tels articles... vont bien au-delà des frontières de l'étrange ou de l'inexplicable théorie du complot" a déclaré la semaine dernière le porte-parole du ministère des affaires étrangères Konstantinos Koutras interrogé sur les motivations d'un tel article.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.