
Jeudi 30 octobre 2014 à 13h03
Damas, 30 oct 2014 (AFP) — Le régime de Damas a vivement critiqué jeudi Ankara pour avoir permis aux pershmergas irakiens et à des rebelles syriens de se rendre à Kobané à travers la Turquie pour défendre cette troisième ville kurde de Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique.
"Une fois de plus, la Turquie prouve son rôle de comploteur (...) en permettant à des forces étrangères et à des éléments terroristes d'entrer en Syrie, ce qui constitue une violation flagrante de la souveraineté syrienne", dénonce le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué.
"La Syrie dénonce et rejette ce comportement ignoble du gouvernement turc et ses complices qui sont responsables dès le départ de la crise syrienne", poursuit le communiqué, en allusion aux Etats-Unis qui ont fait pression sur Ankara pour faire entrer les peshmergas et les rebelles.
Depuis le début en mars 2011 de la révolte en Syrie, Damas accuse son ancien allié turc de soutenir les rebelles et les jihadistes qui veulent renverser le régime syrien.
Le gouvernement islamo-conservateur turc a autorisé le passage par son territoire d'environ 150 peshmergas irakiens pour renforcer les combattants kurdes qui défendent Kobané depuis plus d'un mois face à l'EI.
Et selon différentes sources, de 50 à 150 hommes de l'Armée syrienne libre (ASL), émanation de l'opposition modérée au régime du président syrien Bachar al-Assad, ont par ailleurs franchi la frontière turque mercredi pour rejoindre le front de Kobané.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.