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L'Otan prête à soutenir la Turquie en cas de menace de la part de l'EI (Stoltenberg)


Lundi 6 octobre 2014 à 15h05

Varsovie, 6 oct 2014 (AFP) — L'Otan est prête à soutenir la Turquie en cas de menace de la part du groupe Etat islamique (EI), a déclaré lundi à Varsovie le nouveau secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

"La Turquie est une alliée de l'Otan et notre première responsabilité est de protéger l'intégrité et les frontières de la Turquie. C'est la raison pour laquelle nous y avons déployé des missiles Patriot: afin d'améliorer, de renforcer sa défense aérienne", a indiqué M. Stoltenberg à la presse dans la capitale polonaise où il effectue sa première visite à l'étranger depuis l'entrée en fonctions le 1er octobre.

"La Turquie devrait savoir que l'Otan sera là s'il y a un débordement, une attaque (...) en conséquence des violences que nous voyons en Syrie", a-t-il insisté.

Le secrétaire général de l'Otan a déploré "la situation très très sérieuse" dans ce dernier pays.

"Nous sommes bien sûr très concernés par la violence en Syrie. Nous sommes choqués par les atrocités terrifiantes commises par l'organisation terroriste EI", a déclaré M. Stoltenberg avant de saluer les opérations engagées contre l'EI par les États-Unis, des alliés de l'Otan et des partenaires régionaux.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les jihadistes ont tenté une nouvelle fois d'occuper la ville syrienne de Kobané, ville clé pour s'assurer le contrôle sans discontinuité d'une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.

L'offensive des jihadistes dans cette région a fait des centaines de morts dans les deux camps depuis le 16 septembre et poussé à la fuite quelque 300.000 habitants, dont 180.000 ont trouvé refuge en Turquie.

La semaine dernière, le Parlement turc a voté une motion du gouvernement islamo-conservateur d'Ankara qui autorise son armée à intervenir en Syrie et en Irak contre l'EI et à accueillir sur son territoire des troupes étrangères qui participeraient à une opération militaire.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.