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Des Kurdes syriens fuyant l'EI massés à la frontière turque, tension avec la police


Vendredi 19 septembre 2014 à 12h08

Ankara, 19 sept 2014 (AFP) — Des centaines de Kurdes syriens qui fuient la poussée jihadiste dans le nord-est de la Syrie étaient massés vendredi à la frontière turque, provoquant des tensions avec les forces de sécurité turques qui les empêchaient d'entrer, ont rapporté les médias turcs.

Les forces de sécurité turques ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau vendredi sur le territoire turc pour disperser une centaine de manifestants qui protestaient contre le refus des autorités d'Ankara de les accueillir, a indiqué la chaîne d'information CNN-Türk.

Au total, plusieurs centaines de personnes, principalement des femmes et des enfants, étaient massées vendredi à la mi-journée le long des barbelés qui séparent les deux pays à proximité de la localité turque de Dikmetas (sud-est), avec l'intention de trouver refuge sur le sol turc, selon CNN-Türk.

Ces déplacés ont commencé jeudi à quitter le secteur de la localité de Aïn al-Arab (Kobani en langue kurde), encerclée par les combattants du groupe de l'Etat islamique (EI) qui se sont emparés de plusieurs villages des alentours, selon une ONG syrienne.

Les combattants kurdes qui défendent Kobani, la troisième ville kurde de Syrie, ont appelé les autres mouvements kurdes de la région à leur venir immédiatement en aide pour repousser les forces de l'EI.

Les autorités turques ont annoncé leur intention de porter assistance à ses déplacés du côté syrien de la frontière.

"Notre objectif principal est d'aider nos frères là où ils se trouvent, dans les frontières de la Syrie", a indiqué jeudi soir le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

La Turquie accueille depuis le début du conflit en Syrie, en 2011, environ 1,5 million de réfugiés syriens et ses capacités d'accueil sont saturées depuis longtemps.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.