
Samedi 16 novembre 2013 à 14h48
DIYARBAKIR (Turquie), 16 nov 2013 (AFP) — Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté la communauté kurde de son pays à soutenir le processus de paix en difficulté avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi à Diyarbakir devant le dirigeant kurde d'Irak Massoud Barzani.
"Le processus de paix se développera avec le soutien de mes frères de Diyarbakir", a lancé M. Erdogan dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies dans la grande métropole kurde du sud-est de la Turquie.
Pendant plus d'une demi-heure, le chef du gouvernement a plaidé pour la fin du conflit qui a fait plus de 45.000 victimes depuis 1984 et assuré que les 12 à 15 millions de Kurdes de Turquie étaient tous des "citoyens de première classe".
"Comment le Turc et le Kurde ont-ils pu se déchirer ? Le Turc et le Kurde ne doivent plus se déchirer, ils ne se déchireront plus", a déclaré M. Erdogan.
"Il n'y pas de place pour la discrimination dans la nouvelle Turquie (...) les Kurdes, les Arabes, les Turcs, les Alevis, les Sunnites, les Chiites, les femmes, qu'elles portent le foulard islamique ou pas, sont tous des citoyens de première classe", a-t-il poursuivi.
Avant le Premier ministre turc, M. Barzani s'est lui aussi adressé à la foule, qui agitait des drapeaux kurdes, turcs ou aux couleurs du parti islamo-conservateur de M. Erdogan, pour plaider une nouvelle fois pour la réconciliation entre les deux peuples.
"Ma demande, de la part de mes frères kurdes et turcs, est de soutenir le processus de paix. Je veux leur dire que nous soutenons le processus de paix de toutes nos forces", a déclaré le président de la région autonome kurde d'Irak.
"Longue vie à l'amitié turco-kurde. Longue vie à la paix. Longue vie à la liberté", a lancé M. Barzani qui a prononcé quelques mots en turc à la fin de son discours.
Engagés il y a un an, les pourparlers de paix entre Ankara et le chef historique du PKK Abdullah Öcalan sont actuellement au point mort.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.