L`Irak est en miettes sa Constitution aussi

LE MONDE | 21 octobre 2005]
Point de vue - L'Irak est en miettes sa Constitution aussi, par Joseph Yacoub
es Irakiens se sont prononcés ce 15 octobre sur la Constitution. Mais quelle légitimité et quelle validité accorder à ce texte maintes et maintes fois amendé, dans des conditions souvent non éclaircies, le dernier amendement datant de trois jours avant le scrutin et le prochain devant avoir lieu après les élections législatives prévues le 15 décembre ?
«Pourquoi le juger? Qu'on en finisse tout de suite!»

Dans le bazar d'Erbil, au Kurdistan irakien, personne n'a de pitié pour l'ex-dictateur.
Par Marc Semo - mercredi 19 octobre 2005 (Liberation.fr) - Erbil, Kurdistan d'Irak, envoyé spécial.
« Incroyable, il terrorise toujours ses complices », murmure le vieil homme, commentant les regards déférents et apeurés que lancent ses co-accusés à Saddam Hussein. La diffusion de ce que toutes les télévisions irakiennes appellent « le procès du siècle pour le dictateur du siècle » vient de commencer.
Amr Moussa s'adresse au Parlement kurde à Erbil, prolonge sa visite
ERBIl (Irak), 23 oct (AFP) -
13h17
- Le
secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a prôné dimanche
"l'entente" entre les communautés d'Irak devant le Parlement régional
kurde, à Erbil (350 km au nord de Bagdad), au cours d'une visite
historique dans la région autonome du Kurdistan.
Orhan Pamuk, un romancier en butte au nationalisme turc
FRANCFORT (Allemagne), 23 oct 2005 (AFP) -
12h05
- Le
romancier turc Orhan Pamuk, qui s'est vu remettre dimanche le
prestigieux Prix de la paix des libraires allemands, s'est attiré la
foudre des nationalistes turcs pour sa défense des causes arméniennes
et kurdes.
Amr Moussa obtient le soutien des Kurdes en plus des chiites
BAGDAD, 23 oct (AFP) -
11h24
- Le
secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, poursuivant dimanche
une visite historique en Irak, a obtenu le soutien des Kurdes, après
celui des chiites, à sa démarche d'apaisement des tensions dans le pays.
Le Kurdistan se prépare aussi à juger Saddam Hussein
LE MONDE [21 octobre 2005] - ERBIL (Kurdistan d'Irak) de notre envoyée spéciale
Vu du Kurdistan d'Irak, doté d'une quasi-indépendance, le procès de Saddam Hussein, ajourné au 28 novembre, ne doit être que le début d'un long processus judiciaire. Mohammed Ihsan, ministre des droits de l'homme du Kurdistan d'Irak, en prépare activement la suite : le volet kurde en l'occurrence.
Irak, la nouvelle donne

LE MONDE [20 octobre 2005 ]
Ali : Bonjour, je suis très intéressé par les réactions négatives des voisins de l'Irak, quant à sa future "identité". Le fédéralisme inscrit dans la Constitution, inquiète au plus haut point l'Arabie, la Jordanie et l'Egypte. En clair, c'est la perspective d'une victoire du oui, et de l'installation d'un pouvoir décentralisé au profit des chiites et des kurdes, qui inquiète. Ce modèle ne risque-t-il pas de rendre encore plus difficile la stabilité en Irak ?
L`opposition syrienne unie réclame un "changement national démocratique"
LE MONDE [17 octobre 2005]

Pour la première fois en Syrie, des partis et des personnalités arabes et kurdes d'obédiences politiques diverses viennent de se retrouver autour d'une plate-forme commune, dont l'appellation "Déclaration de Damas pour le changement national démocratique" annonce la couleur : l'objectif de la vingtaine de formations et personnalités signataires est le changement de régime par les voies "pacifiques et démocratiques", dans le but d'instaurer un "Etat de droit" . Les autorités les ayant empêchés d'annoncer leur alliance dans une conférence de presse, les signataires ont diffusé l'information, dimanche 16 octobre, sur un site Internet.
Ouverture du procès de Saddam Hussein et de ses coaccusés, aussitôt ajourné.
«Qui êtes-vous et que me veut cette cour ?»

Par Jean-Pierre PERRIN [jeudi 20 octobre 2005] - Amman envoyé spécial
Vieilli, amaigri, fatigué, démoralisé, l'ombre de lui-même mais toujours extrêmement combatif. Dès la première minute de son procès devant le Tribunal spécial irakien (TSI), Saddam Hussein a défié, hier, le président qui l'interrogeait, refusé de lui obéir et tenté de prouver qu'il était toujours le raïs, le chef et le président de l'Irak.
Devant la télé avec une famille de victimes kurde
Entre fascination et révolte, Pari et ses enfants suivent le procès des responsables de la mort de son mari.

Par Marc SEMO [jeudi 20 octobre 2005]
Erbil (Kurdistan d'Irak) envoyé spécial — «Comment ose-t-il citer le nom de Dieu ?», murmure, indignée, la vieille femme, en regardant Saddam Hussein commencer son adresse au tribunal spécial par une évocation du «Clément et du Miséricordieux».