DEUX JOURNALISTES KURDES CONDAMNÉS À MORT EN IRAN
EN GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS UN MOIS
Deux journalistes kurdes iraniens, Adnan HASSANPOUR et Abdulvahid BOTIMAR,
condamnés à mort le 16 juillet 2007 par le «Tribunal révolutionnaire»
de Marivan pour «délit d'opinion», observent une grève de la faim depuis leur incarcération.
Les familles qui n'ont pu rendre visite aux deux journalistes que le 9 août dénoncent
le refus des autorités pénitentiaires de leur fournir des soins médicaux.
Détenus à la prison centrale de Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan,
les deux journalistes ont été victimes de sévères tortures et n'ont eu
aucune communication sur leur condamnation à mort.
Collaborateurs du magazine ASO (Horizons), publié en kurde et en persan à Sanandaj,
ces deux journalistes avaient été arrêtés fin décembre 2006 par
la redoutable police politique iranienne ITILAAT. L'arrestation de ces deux journalistes kurdes
pacifiques, dont l'un est engagé dans un mouvement écologiste, fait partie d'une vaste
campagne de répression lancée par le régime du président iranien
Ahmedinejad contre «les ennemis intérieurs», notamment les Kurdes, 10 millions de personnes en Iran,
qui ont le tort de ne pas être chiites et de revendiquer un régime laïc et démocratique.
Au moins 157 condamnés ont été exécutés en Iran depuis le début de
l'année et selon Amnesty International, qui précise que l'Iran est avec la Chine et le Pakistan
l'un des trois pays qui a le plus recours à la peine de mort dans le monde, au moins 177 personnes ont
été exécutées en 2006.
Les deux journalistes kurdes risquent d'être exécutés sans une action urgente de
la communauté internationale ou mourir suite à leur grève de la faim.
Contact :
Rusen Werdi
Institut kurde de Paris
Tel : 01 45 23 11 72
L'UE demande à l'Iran de ne pas exécuter deux journalistes kurdes iraniens
3 août 2007
L'Union européenne a demandé vendredi à Téhéran de ne pas exécuter deux journalistes kurdes iraniens condamnés à morts et leur assurer "un procès équitable", selon un communiqué de la présidence portugaise de l'UE.
"L'UE engage la République islamique d'Iran à surseoir à l'exécution de MM. Adnan Hassanpour et Abdolvahed Boutimar et à faire en sorte que les deux accusés aient droit à un procès équitable, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que l'Iran a ratifié", souligne le communiqué.
Téhéran avait confirmé mardi que les deux journalistes kurdes iraniens avaient été condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu".
Plus généralement, l'UE s'est dite "profondément préoccupée par la série d'exécutions collectives publiques qui ont eu lieu dans plusieurs régions de l'Iran le mois dernier ainsi que par le nombre croissant de condamnations à mort prononcées".
Depuis le début de l'année, au moins 151 personnes ont été exécutées en Iran, la plupart par pendaison, selon un décompte effectué par l'AFP à partir d'informations de presse et de témoignages.
Iran : condamnation à mort de deux journalistes iraniens d’origine kurde
1er août 2007
Déclaration de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes : "J’ai appris avec la plus vive préoccupation la condamnation à mort de deux journalistes iraniens d’origine kurde.
La France, pleinement engagée avec ses partenaires de l’Union européenne en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, appelle les autorités iraniennes à ne pas exécuter cette peine.
S’agissant de journalistes, elle appelle en outre l’Iran à respecter la liberté d’expression et de la presse conformément à ses obligations internationales, notamment l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques."
Manifestation contre la condamnation à mort de deux journalistes en Iran
1er août 2007
Une quinzaine de militants turcs des droits de l'Homme ont protesté mercredi devant le consulat d'Iran à Istanbul contre la condamnation à mort de deux journalistes kurdes iraniens, officiellement confirmée la veille par Téhéran.
Les manifestants, réunis à l'instigation de l'Association des droits de l'Homme (IHD), ont lu devant le consulat un communiqué déplorant les tortures dont ont été victimes, selon l'IHD, Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour, condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu" par un tribunal iranien.
"La peine de mort prononcée contre les deux journalistes kurdes doit être levée immédiatement, la Constitution et le droit iranien doivent être réformés et la peine de mort être complètement abrogée", ont-ils poursuivi.
Selon l'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), M. Hassanpour, reconnu coupable "d'activités subversives contre la sécurité nationale" et "d'espionnage", travaillait sur la question sensible du Kurdistan iranien. M. Botimar est, selon RSF, journaliste et membre actif d'une association environnementale.
Iran : RSF lance une pétition pour les deux journalistes condamnés à mort
PARIS, 1 août 2007 (AFP) - 15h10
L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a lancé une pétition pour demander la libération de deux journalistes kurdes condamnés à mort en Iran, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.
Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour "ont été condamnés à la pendaison pour être mohareb", ce qui signifie en persan "ennemis de Dieu", le 16 juillet dernier, par le tribunal de Marivan (Kurdistan iranien), a confirmé mardi la justice iranienne.
RSF demande également la libération du journaliste Farshad Gorbanpour, placé en détention mardi pour des motifs "non révélés", et de l'ancien rédacteur en chef du quotidien Jomhouriat Emadoldin Baghi, condamné le même jour à trois ans de prison pour "action contre la sécurité nationale" et "publicité en faveur des opposants contre le régime".
Selon l'organisation, onze journalistes et cyberdissidents sont actuellement emprisonnés en Iran.
Journalistes kurdes iraniens condamnés à mort: "vive préoccupation" de Paris
PARIS, 1 août 2007 (AFP) - 11h36
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé mercredi sa "vive préoccupation" après la condamnation à mort prononcée en Iran contre deux journalistes kurdes iraniens et demandé que cette sentence ne soit pas appliquée.
"J'ai appris avec la plus vive préoccupation la condamnation à mort de deux journalistes iraniens d'origine kurde", déclare le chef de la diplomatie française dans un communiqué.
"La France, pleinement engagée avec ses partenaires de l'Union européenne en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, appelle les autorités iraniennes à ne pas exécuter cette peine", ajoute-t-il.
M. Kouchner appelle également Téhéran "à respecter la liberté d'expression et de la presse conformément à ses obligations internationales".
L'Iran a confirmé pour la première fois mardi que deux journalistes kurdes iraniens, Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour, avaient été condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu".
La corde pour des Kurdes iraniens
Deux journalistes sont accusés d’être des «ennemis de Dieu». mercredi 1 août 2007 | Par S.Etr.
Les autorités iraniennes ont confirmé que deux journalistes kurdes iraniens avaient été condamnés à la pendaison. Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour «ont été condamnés à la pendaison le 16 juillet comme mohareb ( ennemis de Dieu en persan) par le tribunal de Marivan» (Kurdistan iranien), a déclaré hier le porte-parole du pouvoir judiciaire, Alireza Jamshidi sans préciser les charges concrètes retenues.Ces déclarations confirment une récente information de l’Institut kurde de Paris.
Selon l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), Adnan Hassanpour et Abdolvahed Botimar étaient collaborateurs du magazine Aso (Horizons), interdit en août 2005. Lors de son procès à huis clos, Adnan Hassanpour aurait été reconnu coupable «d’activités subversives contre la sécurité nationale» et «d’espionnage» notamment pour ses entretiens avec des médias basés à l’étranger, tel que Voice of America. Les Kurdes iraniens (6 millions sur 71 millions d’Iraniens) sont concentrés au Nord-Ouest.
Les affrontements se sont multipliés entre l’armée iranienne et des rebelles du Pejak, un parti séparatiste kurde iranien proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), rebelles kurdes de Turquie, qui s’infiltrent par les montagnes. L’Iran accuse régulièrement les Etats-Unis d’aider les groupes armés kurdes qui combattent le pouvoir central.
Deux journalistes kurdes condamnés à mort
1 août 2007 | Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi
Saeed Pivandi Enseignant chercheur à l’université de Paris VIII «Un journaliste indépendant et un activiste écologiste condamnés à mort sans raison apparente.»
Deux journalistes kurdes ont été condamnés à mort par la justice iranienne. Ils sont considérés comme « ennemis de Dieu » et sont accusés d'avoir « préparé une lutte armée » contre le régime de Téhéran. Les deux hommes disposent de vingt jours pour faire appel.
C’est la première fois que la justice iranienne confirme la peine de mort contre les deux journalistes kurdes. Abdolvahed Boutimar et Adnan Hassanpour ont été condamnés à la pendaison pour être « mohareb » terme qui signifie en persan « ennemi de Dieu », a déclaré le porte-parole de la justice Alireza Jamshidi. Le verdict a été prononcé le 16 juillet dernier par le tribunal de Marivan, ville située au Kurdistan iranien.
Adnan Hassanpour (gauche) et Abdolvahed Boutimar. (Photo : www.rsf.org)
Selon Reporters sans frontières, la justice iranienne accuse les deux hommes d’actions « contre la sécurité nationale » et « d’espionnage ». On leur reproche également de collaborer avec les médias étrangers notamment la Voix de l’Amérique. Cette condamnation doit être impérativement approuvée par la Cour suprême iranienne pour être appliquée.
L’Iran compte une minorité kurde d’environ 6 millions d’habitants, sur une population de 71 millions de personnes. Les Kurdes sont concentrés dans la province du Kurdistan, mais aussi de l’Azerbaïdjan occidental situé le long de la frontière avec l’Irak et la Turquie.
Ces régions ont connu ces derniers mois des troubles et des affrontements armés entre l’armée iranienne et des rebelles kurdes appartenant au Pejak, un parti séparatiste kurde iranien proche du parti des travailleurs du Kurdistan de Turquie.
Deux journalistes de la minorité kurde condamnés à mort en Iran
31 juillet 2007 | The Associated Press
Deux journalistes de la minorité kurde iranienne ont été condamnés à mort par les autorités judiciaires, a annoncé mardi l'agence officielle iranienne IRNA.
"Adnan Hassanpour et Hiva Boutimar ont été condamnés à l'exécution sous l'accusation de Moharebeh", selon un porte-parole du pouvoir judiciaire, Ali Reza Jamshidi, cité par IRNA. Le terme "Moharebeh", qui signifie littéralement "combat" en arabe classique, est utilisé dans la Charia, la loi islamique en vigueur en Iran, pour décrire un crime majeur contre la religion et l'Etat islamique.
L'agence IRNA ne précise pas de quel crime sont précisément accusés les deux journalistes. Il n'est pas non plus indiqué quand et comment la sentence doit être appliquée. Qualifiés d'activistes par le pouvoir, les deux journalistes ont été arrêtés lors d'une manifestation en 2005 au Kurdistan iranien, dans l'ouest de l'Iran à la frontière irakienne.
Plusieurs dizaines de personnes avaient été arrêtées après des émeutes lors de cette manifestation de protestation contre la mort d'un militant kurde tué par la police iranienne. AP
ll/v0526
Deux journalistes kurdes iraniens condamnés à mort
31 juillet 2007
Condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu", Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour font partie de la minorité kurde comptant 6 millions d'habitants parmi les 71 millions Iraniens.
L'ayatollah Ali Khamenei (Reuters)
L'Iran a confirmé pour la première fois mardi 31 juillet que deux journalistes kurdes iraniens avaient été condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu". Cette sentence est dénoncée par des organisations de défense des droits de l'homme. Le porte-parole du pouvoir judiciaire, Alireza Jamshidi, a déclaré qu'Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour "ont été condamnés à la pendaison pour être mohareb", ce qui signifie en persan "ennemis de Dieu", le 16 juillet dernier, par le tribunal de Marivan dans le Kurdistan iranien.
Ces déclarations confirment une récente information de l'Institut kurde de Paris.
Pendaison
Le porte-parole n'a pas dit quelles charges précises avaient été retenues contre les deux hommes. Il a ajouté ignorer si la Cour suprême avait entériné cette peine.
Toute condamnation à mort doit être impérativement approuvée par la Cour suprême pour être appliquée. Le chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachemi Chahroudi, peut également intervenir pour empêcher la pendaison. Il est désigné par le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.
Condamnation dénoncée par RSF
Reporters Sans Frontières (RSF), l'organisation de défense de la liberté de la presse, avait dénoncé mercredi dernier la condamnation à mort des deux journalistes kurdes. Elle avait appelé la communauté internationale à intervenir auprès de l'Iran pour l'empêcher.
Selon RSF, Adnan Hassanpour et Abdolvahed Botimar, étaient collaborateurs du magazine Aso (Horizons), interdit en août 2005. Adnan Hassanpour y traitait de la question très sensible du Kurdistan iranien, avait précisé RSF. Toujours selon RSF, lors de son procès à huis clos, il a été reconnu coupable "d'activités subversives contre la sécurité nationale" et "d'espionnage". Ses entretiens avec des médias basés à l'étranger, tel que Voice of America, ont également été retenus à charge, ajoute RSF.
Appel à la communauté internationale
L'organisation, qui cite sa famille et l'un de ses avocats, affirme qu'il aurait été transféré le 18 juillet à la prison de Sanandaj, une ville du Kurdistan iranien.
RSF précise qu'Abdolvahed "Hiva" Botimar est également un membre actif de l'ONG environnementale Sabzchia. L'organisation a dénoncé ces condamnations comme "proprement scandaleuses et honteuses". Elle a appelé "la communauté internationale à demander à l'Iran de revenir sur sa décision et de ne pas exécuter ces deux hommes". L'Iran applique largement la peine de mort mais l'exécution d'un journaliste y est extrêmement rare.
Kurdistan, zone de troubles
L'Iran compte une minorité kurde d'environ 6 millions d'habitants, sur une population totale de 71 millions de personnes. Les Kurdes sont concentrés dans les provinces du Kurdistan mais aussi de l'Azerbaïdjan occidental, situées le long de la frontière avec l'Irak et la Turquie.
Ces régions ont connu des troubles et des affrontements entre l'armée iranienne et des rebelles du Pejak, un parti séparatiste kurde iranien proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), rebelles kurdes de Turquie, qui s'infiltrent en Iran depuis la Turquie ou l'Irak.
L'Iran accuse régulièrement les Etats-Unis d'aider les groupes armés kurdes qui combattent le pouvoir central. Les militants du Pejak affrontent souvent les forces de sécurité iraniennes en particulier dans les provinces du Kurdistan iranien et d'Azerbaïdjan occidental.
Iran: deux journalistes kurdes iraniens condamnés à mort
31 Juillet 2007 | TEHERAN (AFP)
L'Iran a confirmé pour la première fois mardi que deux journalistes kurdes iraniens avaient été condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu", une sentence dénoncée par des organisations de défense des droits de l'homme.
Le chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachemi Chahroudi, à Téhéran le 17 août 1999
Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour "ont été condamnés à la pendaison pour être mohareb", ce qui signifie en persan "ennemis de Dieu", le 16 juillet dernier, par le tribunal de Marivan (Kurdistan iranien), a déclaré Le porte-parole du pouvoir judiciaire, Alireza Jamshidi. Ces déclarations confirment une récente information de l'Institut kurde de Paris.
Le porte-parole n'a pas dit quelles charges précises avaient été retenues contre les deux hommes. Il a ajouté ignorer si la Cour suprême avait confirmé cette peine.
Une condamnation à mort doit être impérativement approuvée par la Cour suprême pour être appliquée.
Le chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachemi Chahroudi, peut également intervenir pour empêcher la pendaison. Il est désigné par le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.
L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters Sans Frontières (RSF) avait dénoncé mercredi dernier la condamnation à mort des deux journalistes kurdes et appelé la communauté internationale à intervenir auprès de l'Iran pour l'empêcher.
Selon RSF, Adnan Hassanpour et Abdolvahed Botimar, étaient collaborateurs du magazine Aso (Horizons), interdit en août 2005. Adnan Hassanpour y traitait de la question très sensible du Kurdistan iranien, avait indiqué RSF.
Lors de son procès à huis clos, il a été reconnu coupable "d'activités subversives contre la sécurité nationale" et "d'espionnage", selon RSF. Ses entretiens avec des médias basés à l'étranger, tel que Voice of America, ont également été retenus à charge, ajoute RSF.
Il aurait été transféré le 18 juillet à la prison de Sanandaj, une ville du Kurdistan iranien, précise l'organisation, qui cite sa famille et l'un de ses avocats.
Abdolvahed "Hiva" Botimar est également un membre actif de l'ONG environnementale Sabzchia, précise RSF.
L'organisation a dénoncé ces condamnations comme "proprement scandaleuses et honteuses" et appelé "la communauté internationale à demander à l'Iran de revenir sur sa décision et de ne pas exécuter ces deux hommes".
L'Iran applique largement la peine de mort mais l'exécution d'un journaliste y est extrêmement rare.
L'Iran compte une minorité kurde d'environ 6 millions d'habitants, sur une population totale de 71 millions de personnes.
Les Kurdes sont concentrés dans les provinces du Kurdistan mais aussi de l'Azerbaïdjan occidental, situées le long de la frontière avec l'Irak et la Turquie.
Ces régions ont connu des troubles et des affrontements entre l'armée iranienne et des rebelles du Pejak, un parti séparatiste kurde iranien proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), rebelles kurdes de Turquie, qui s'infiltrent en Iran depuis la Turquie ou l'Irak.
L'Iran accuse régulièrement les Etats-Unis d'aider les groupes armés kurdes qui combattent le pouvoir central.
Les militants du Pejak affrontent souvent les forces de sécurité iraniennes en particulier dans les provinces du Kurdistan iranien et d'Azerbaïdjan occidental.
Deux journalistes de la minorité kurde condamnés à mort en Iran
Mardi 31 juillet | AP
TEHERAN - Deux journalistes de la minorité kurde iranienne ont été condamnés à mort par les autorités judiciaires, a annoncé mardi l'agence officielle iranienne IRNA.
"Adnan Hassanpour et Hiva Boutimar ont été condamnés à l'exécution sous l'accusation de Moharebeh", selon un porte-parole du pouvoir judiciaire, Ali Reza Jamshidi, cité par IRNA. Le terme "Moharebeh", qui signifie littéralement "combat" en arabe classique, est utilisé dans la Charia, la loi islamique en vigueur en Iran, pour décrire un crime majeur contre la religion et l'Etat islamique.
L'agence IRNA ne précise pas de quel crime sont précisément accusés les deux journalistes. Il n'est pas non plus indiqué quand et comment la sentence doit être appliquée. Qualifiés d'activistes par le pouvoir, les deux journalistes ont été arrêtés lors d'une manifestation en 2005 au Kurdistan iranien, dans l'ouest de l'Iran à la frontière irakienne.
Plusieurs dizaines de personnes avaient été arrêtées après des émeutes lors de cette manifestation de protestation contre la mort d'un militant kurde tué par la police iranienne. AP
ll/v0526
Manifestation à Paris en faveur de deux journalistes kurdes condamnés à mort en Iran
30 juillet 2007
Deux journalistes kurdes iraniens, Adann Hassanpour et Hiva Botimar ont été condamnés à mort le 16 juillet 2007 par le "Tribunal révolutionnaire " de Marivan pour "espionnage", vient-on d'apprendre à Paris.
Ils viennent d'être transférés à la prison centrale de Sanadaj, capitale de la province du Kurdistan, en vue de l'exécution de leur condamnation.
Collaborateurs du magazine ASO ( Horizons), publié en kurde et en persan à Sanandaj, ces deux journalistes avaient été arrêtés fin décembre 2006 par la redoutable police politique iranienne ITILAAT. Lors de leur détention dans la prison de Marivan, ils ont été sévèrement torturés. Pour protester contre ces sévices, ils ont dû à plusieurs reprises, faire des grèves de la faim.
L'arrestation de ces deux journalistes kurdes pacifiques, dont l'un est engagé dans un mouvement écologiste, fait partie d'une vaste campagne de répression lancée par le régime du président iranien Ahmedinejad contre les "ennemis intérieurs". Au cours des derniers mois 150 intellectuels, journalistes et représentants de la société civile kurde ont ainsi été arrêtés. La plupart d'entre eux risquent de lourdes condamnations par l'appareil judiciaire d'un régime dont le fondateur, l'ayatollah Khomeni avait dès aout 1919 qualifié d' "ennemis et d'enfants de Satan" les millions de Kurdes du pays qui ont le tort de ne pas être chiites et de revendiquer un régime laïc et démocratique.
Sans une intervention urgente de la communauté internationale, les deux journalistes kurdes risquent d'être exécutés. Leur martyre pourrait ouvrir la voie à des exécutions en chaine d'autres prisonniers politiques kurdes et iraniens.
Les Kurdes , au nombre d'environ 10 millions de personnes en Iran, peuplent majoritairement quatre provinces (ostan) et de l'ouest iranien contiguës au Kurdistan d'Irak et de Turquie.
Communiqué de presse de l'Institut kurde de Paris.
RSF réclame une action pour 2 journalistes condamnés à mort
25 juillet 2007
L'organisation de défense de la liberté de la presse appelle la communauté internationale à se mobiliser pour deux journalistes kurdes iraniens condamnés à la peine de mort.
Reporters Sans Frontières (RSF), l'organisation de défense de la liberté de la presse, dénonce, mercredi 25 juillet, la condamnation à mort de deux journalistes kurdes iraniens et appelle la communauté internationale à intervenir auprès de l'Iran pour l'empêcher. Adnan Hassanpour et Abdolvahed "Hiva" Botimar, collaborateurs du magazine Aso (Horizons), ont été condamnés à mort le 16 juillet par le tribunal de la Révolution de Marivan, dans le Kurdistan iranien, indique un communiqué de l'organisation. Aso a été interdit en août 2005. Adnan Hassanpour y traitait de la question très sensible du Kurdistan iranien, précise RSF.
"Proprement scandaleuses et honteuses"
Lors de son procès à huis clos, Adnan Hassanpour a été reconnu coupable "d'activités subversives contre la sécurité nationale" et "d'espionnage". Ses entretiens avec des médias basés à l'étranger, tel que Voice of America, ont également été retenus contre lui, ajoute RSF. Il aurait été transféré le 18 juillet à la prison de Sanandaj, précise l'organisation, qui cite sa famille et l'un de ses avocats. De son côté, Abdolvahed "Hiva" Botimar est également un membre actif de l'ONG environnementale Sabzchia, explique RSF. L'organisation dénonce ces condamnations "proprement scandaleuses et honteuses" et appelle "la communauté internationale à demander à l'Iran de revenir sur sa décision et de ne pas exécuter ces deux hommes". Ces condamnations avaient été rendues publiques la semaine dernière par l'Institut kurde de Paris, qui a lui aussi demandé une "intervention urgente de la communauté internationale".