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Turquie: les rebelles kurdes du PKK annoncent une trêve pour le ramadan (agence)


Vendredi 13 août 2010 à 18h39

ANKARA, 13 août 2010 (AFP) — Les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont annoncé vendredi qu'ils appliqueraient à l'occasion du ramadan et jusqu'au 20 septembre une trêve dans leurs opérations contre les forces armées turques, a rapporté l'agence de presse Firat News.

"Nous annonçons être passés de la position de défense active que nous observions depuis le 1er juin à une position de défense passive", affirme le PKK dans un communiqué cité par Firat News, agence considérée comme le porte-voix du PKK.

"Du 13 août au 20 septembre, nos forces n'entreprendront aucune action, mais utiliseront leur droit à se défendre en cas d'attaque les visant elles-mêmes ou la population", poursuivent les rebelles qui ont déjà décrété à plusieurs reprises des trêves à l'occasion du mois de jeûne musulman du ramadan.

Le cessez-le feu couvre aussi la date du 12 septembre, à laquelle les citoyens turcs sont appelés à se prononcer par referendum sur une réforme de la Constitution visant à démocratiser les institutions turques.

Dans son communiqué, le PKK dénonce cette réforme, estimant qu'il s'agit d'une "initiative sans volonté sincère de créer une Constitution vraiment démocratique".

Il réclame une reconnaissance explicite des droits des quelque 15 millions de Kurdes de Turquie (sur 73 millions d'habitants) dans la Constitution ainsi qu'un statut d'autonomie pour les régions est et sud-est de l'Anatolie, peuplées de Kurdes.

La trêve fait suite à une période d'intensifications des combats depuis que le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, a annoncé en mai avoir abandonné tout effort de dialogue avec le gouvernement.

Le PKK, qui est considéré comme une organisation terroriste par Ankara et de nombreux pays, lutte pour l'autonomie du sud-est anatolien. Le conflit, qui dure depuis 1984, a fait au moins 45.000 morts, selon l'armée.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.