Samedi 15 octobre 2011 à 20h29
PARIS, 15 oct 2011 (AFP) — Cinq des sept personnes interpellées mardi à Bordeaux lors d'une opération menée dans les milieux kurdes proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été mises en examen samedi à Paris par un juge antiterroriste, a-t-on appris de source judiciaire.
Elles ont été mises en examen pour violences volontaires, association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme et tentative d'extorsion, a-t-on précisé de même source. Les deux autres personnes qui avaient été interpellées ont été remises en liberté.
L'Association franco-kurde de Bordeaux a également été mise en examen en tant que personne morale.
Des mandats de dépôts ont été requis contre quatre des mis en examen.
Ces interpellations avaient eu lieu après une perquisition au sein d'une association culturelle kurde, au cours de laquelle a été découverte la comptabilité d'une collecte de fonds et son transfert au PKK, selon la même source.
La perquisition avait eu lieu dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris et confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à la suite d'une plainte pour extorsion déposée début 2009 par une personne qui "refusait de payer l'impôt révolutionnaire PKK" et qui a ensuite été victime de violences, selon cette source.
Prévue de longue date, l'opération a eu lieu quatre jours après la signature, vendredi 7 octobre à Ankara, d'un vaste accord de coopération entre la Turquie et la France visant notamment à lutter contre les membres du PKK.
Ce parti figure sur la liste des mouvements terroristes de bon nombre de pays et de l'Union européenne.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.