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Les autorités enquêtent sur l'incendie à l'aéroport d'Istanbul


Jeudi 25 mai 2006 à 19h02

ISTANBUL, 25 mai 2006 (AFP) — Les autorités turques enquêtaient jeudi sur l'incendie qui a ravagé la veille le terminal fret de l'aéroport international Atatürk d'Istanbul et a été revendiqué par un groupe armé kurde.

La police a bouclé le bâtiment gravement endommagé de l'aéroport Atatürk, situé dans la partie européenne de la grande métropole turque, et examinait les bandes des caméras de sécurité, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe armé kurde, ont revendiqué mercredi la responsabilité de l'incendie dans un e-mail envoyé à l'agence de presse pro-kurde Firat.

"Le sabotage est une réponse à la politique de massacre poursuivie par l'Etat turc contre les Kurdes", ont affirmé les TAK.

Le vice-gouverneur d'Istanbul, Fikret Kasapoglu, a exclu mercredi soir la possibilité d'un sabotage. Il a estimé que l'incendie avait probablement été causé par un court-circuit ou par les étincelles d'un chalumeau, selon Anatolie.

Le directeur d'une firme de sécurité qui travaille au terminal a lui aussi estimé jeudi qu'un sabotage était improbable.

"Dans un endroit où la sécurité est si stricte (...) cela ne semble pas possible", a déclaré à des journalistes Mujdat Yucel, directeur général de la firme Havas.

L'incendie du terminal fret a été éteint dans la soirée de mercredi, après que des dizaines de pompiers, soutenus par deux avions, eurent lutté pendant des heures contre les flammes.

Trois personnes ont été intoxiquées par les fumées et hospitalisées. Le trafic aérien a été perturbé.

Les autorités turques estiment que les TAK sont une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal et considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis.

Le PKK, pour sa part, dément tout lien avec les TAK.

Les TAK ont déjà revendiqué depuis un an plusieurs attentats meurtriers.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.