Page Précédente

Le plan de Bush pour l'Irak est "porteur d'espoir" (conseiller de Maliki)


Jeudi 11 janvier 2007 à 08h25

BAGDAD, 11 jan 2007 (AFP) — Le nouveau plan pour l'Irak annoncé par le président américain George W. Bush est "porteur d'espoir", a estimé jeudi un conseiller du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, Bassem Ridha.

"Ce plan est porteur d'espoir", a déclaré à l'AFP M. Ridha.

Mais "nous avons hérité d'un pays détruit par le précédent régime (de Saddam Hussein). Nous sommes confrontés à des violences confessionnelles qui sont un obstacle majeur pour avancer. Il n'est pas facile d'assurer la sécurité dans de telles conditions", a-t-il souligné.

Le président Bush a annoncé mercredi soir le renfort de plus de 20.000 militaires américains en Irak. Quelque 4.000 Marines supplémentaires seront déployés dans la province d'Al-Anbar et 17.500 soldats à Bagdad, s'ajoutant aux 132.000 militaires américains déjà présents dans le pays.

Selon M. Bush, le gouvernement irakien s'est engagé à prendre le contrôle de toutes les provinces irakiennes "d'ici novembre" mais il pourrait "perdre le soutien des Américains" s'il ne tient pas ses promesses. "L'engagement des Etats-Unis n'est pas illimité", a-t-il averti.

"Nous n'avons pas attendu le président Bush pour essayer de faire de notre mieux. Nous ferons tout notre possible pour sécuriser l'Irak", a affirmé le conseiller de M. Maliki.

"Le Premier ministre est déterminé à s'attaquer aux milices, qu'elles soient chiites ou sunnites. Leur existence n'est pas acceptable pour lui. Nous avons notre propre calendrier", a assuré M. Ridha.

Pour sa part, l'influent député kurde Mahmoud Othman, joint au téléphone par l'AFP, s'est montré sceptique sur le plan du président Bush, soulignant que ce sera aux Irakiens d'assurer sa réussite.

"Je ne vois honnêtement rien de nouveau là-dedans, sauf l'augmentation de troupes. Une grande partie de ce plan dépend surtout des promesses du gouvernement irakien, comme la réconciliation, la débaassification. Si le gouvernement irakien est capable de tenir ses promesses au président Bush, alors le plan fonctionnera. Dans le cas contraire, ce sera un échec", a-t-il estimé.

Sans surprise, le Comité des oulémas, la principale association sunnite irakienne, très hostile à l'occupation américaine, a vivement critiqué l'envoi de renforts militaires en Irak, dans un communiqué.

"Nous sommes abasourdis de voir que Bush croit être capable de réaliser ses objectifs avec 20.000 hommes supplémentaires, alors qu'il a échoué avec 140.000. Le destin de ces nouvelles troupes ne sera pas meilleur que celui des précédentes, même si nous savons que ces soldats ne mourront pas sans tuer deux fois leur nombre en victimes innocentes", a estimé le Comité.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.