Page Précédente

Attentat dans le chef-lieu de la zone kurde de Turquie : sept blessés


Vendredi 15 juin 2007 à 11h58

DIYARBAKIR (Turquie), 15 juin 2007 (AFP) — Une bombe a explosé vendredi dans le centre-ville de Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie peuplée majoritairement de Kurdes, faisant sept blessés, dont deux grièvement, ont annoncé les autorités qui ont montré du doigt les rebelles kurdes.

Un précédent bilan faisait état de six blessés.

L'engin, déposé près d'un arrêt de bus fréquenté par des soldats sur l'une des principales artères de la cité, a explosé vers 08H00 heure locale (05H00 GMT), a précisé le procureur général de la ville dans une déclaration écrite.

L'un des blessés est un sous-officier.

L'explosif était dissimulé dans la selle d'une bicyclette.

L'attentat n'a pas été revendiqué et la police n'a pour le moment procédé à aucune interpellation, selon les autorités.

Mais le ministre de l'Intérieur Osman Günes a précisé à Istanbul (nord-ouest) que "la façon dont l'incident s'est produit et le type d'explosif utilisé désignaient une adresse", une allusion au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), sans les nommer.

"Nous ferons une déclaration plus détaillée après les examens des spécialistes", a-t-il dit, cité par l'agence Anatolie.

Les deux blessés graves, dont les jours ne sont pas en danger, affirme le procureur local, sont soignés dans un hôpital de Diyarbakir, la plus grande ville de la région avec environ 600.000 habitants.

Les vitres de deux magasins et d'un immeuble d'habitation situés dans le quartier ont été soufflées, selon les images diffusées par les chaînes de télévision.

Diyarbakir est l'un des théâtres d'opérations du PKK, une organisation séparatiste considérée comme étant terroriste par la Turquie et l'ensemble de la communauté internationale.

Profitant du dégel du printemps, le PKK, qui a déclenché en 1984 une lutte armée contre le pouvoir central turc, a intensifié ces derniers mois ses opérations en Turquie.

L'organisation traquée par l'armée turque, qui procède actuellement à de vastes opérations dans plusieurs secteurs de la région, a offert mardi une nouvelle trêve, indiquant qu'elle ne s'en prendrait pas aux cibles militaires si elle n'était pas attaquée.

La Turquie n'a jamais reconnu les trêves de cette organisation qui a tué près de 5.000 membres des forces de sécurité. Au total, plus de 37.000 personnes ont perdu la vie dans le conflit.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.