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mars 1998
Par Kendal Nezan (*)
La recherche des armes chimiques et bactériologiques irakiennes a été au coeur de la récente crise du Golfe. Le refus de Bagdad de laisser les experts des Nations unies inspecter les sites présidentiels, où elles seraient dissimulées, devait justifier la nouvelle campagne de bombardements. Les temps changent. Il y a dix ans, le gazage systématique des populations kurdes du Nord de l’Irak avait nettement moins ému les Etats- Unis. Six mois après le martyre de la ville de Halabja, la Maison Blanche devait même accorder 1 milliard de dollars de crédits supplémentaires à M. Saddam Hussein. A l’époque, il est vrai, le futur « nouvel Hitler » était encore l’allié de l’Occident contre la Révolution islamique d’Iran...
An article from March 1998 Baghdad's refusal to allow UN experts to inspect the presidential sites on which chemical and biological weapons were allegedly hidden was taken to justify a new bombing campaign on Iraq last month.
03.1998
Kendal Nezan, Předseda Kurdského institutu v Paříži, Březen 1998
Článkem Kendal Nezana se vracíme k námětu protiíráckého embarga, kurdská verze možná osvětluje, proč existuje tolik rozpruplných zpráv o krveprolití v Halabji. Co však prokazuje docela jistě, je čistá hegemonistická (z)vůle USA při uvalování embarg bez ohledu na následky, vydávaná za ušlechtilý boj za lidská práva.
octobre 1996
CES BLESSURES OUVERTES AU PROCHE-ORIENT
De sanglantes scènes d’émeutes, l’armée israélienne pénétrant dans les régions autonomes en violation des accords d’Oslo, des membres du gouvernement palestinien rossés par la police, des dizaines de morts : jamais depuis l’Intifada, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem n’avaient connu un tel embrasement. Trois ans après la poignée de mains entre Itzhak Rabin et M. Yasser Arafat, la fragile paix entre Israël et ses voisins arabes est menacée par l’intransigeance et la rigidité du gouvernement de M. Benyamin Nétanyahou. C’est une grave menace pour l’ordre régional difficilement mis en place par les Etats-Unis au lendemain de la guerre du Golfe. D’autant que, dans le Kurdistan de Turquie, l’armée d’Ankara a également engagé une importante opération militaire, et que la récente crise au Kurdistan irakien s’est traduite par un succès pour Bagdad. En effet, grâce à son alliance avec le Parti démocratique du Kurdistan de M. Massoud Barzani, le gouvernement de M. Saddam Hussein a repris pied dans le Nord. Comme le malheur palestinien, le malheur kurde se poursuit...
Par Kendal Nezan
Président de l’Institut kurde de Paris
11 mars 2003
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