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Le chef de l'armée turque refuse de s'engager pour un retrait rapide d'Irak

Le chef de l'armée turque refuse de s'engager pour un retrait rapide d'Irak


- Le chef d'état-major des armées turques, le général Yasar Büyükanit, dont le pays est pressé par les Etats-Unis de se retirer du nord de l'Irak, a refusé jeudi de s'engager à fixer à calendrier de retour rapide.

"Un délai rapide est une notion relative", a dit le général interrogé par les journalistes et cité par la chaîne d'information NTV, soulignant qu"'il peut s'agir parfois d'un jour et parfois d'un an".

"Nous luttons depuis 24 ans contre le terrorisme (du parti des travailleurs du Kurdistan, PKK) et cette lutte va se poursuivre", a précisé le général.

Il a affirmé avoir expliqué la situation lors d'un entretien avec le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en visite à Ankara.

M. Gates "a indiqué avoir compris", selon le général, qui a donné pour exemple "le combat anti-terroriste que mène depuis des années les Etats-Unis en Afghanistan".

Auparavant, le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a déclaré lors d'une conférence de presse avec le chef du Pentagone que les forces turques resteraient dans le nord de l'Irak "le temps qu'il faut" pour combattre le PKK, refusant lui aussi de fixer un calendrier de retrait.

M. Gates a de son côté indiqué n'avoir reçu aucun calendrier précis pour un retrait des unités turques, insistant toutefois sur le fait que l'incursion turque, lancée le 21 février, devait "être courte et la plus ciblée possible".

Les Etats-Unis, qui fournissent depuis plusieurs mois des renseignements en temps réel sur les déplacements des rebelles dans le nord de l'Irak, s'inquiètent de l'éventualité d'un conflit entre leurs deux alliés régionaux, les Turcs et les Kurdes d'Irak, en cas d'enlisement de l'opération turque.




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