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Le président turc aux Etats-Unis exclut toute discussion avec le PKK |
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WASHINGTON, 8 jan 2008 (AFP) - Le président turc Abdullah Gül a exclu mardi toute négociation avec les rebelles kurdes basés en Irak, affirmant que leur parler serait comme inviter Al-Qaïda à sa table. A l'issue d'entretiens à la Maison Blanche avec le président américain George W. Bush, M. Gül a indiqué qu'une solution politique avec les séparatistes kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans le nord du Kurdistan irakien serait impossible car ce sont des "terroristes". "Il y a des attaques (du PKK) lancés sur la Turquie à partir d'un autre pays qui ont pour cible des civils et des forces de sécurité", a-t-il déclaré lors d'un forum à Washington. "Aussi comment peut-on parler de solution politique quand les actes de terrorisme sont lancés extérieurement à partir d'un autre pays" a-t-il dit interrogé sur la possibilité d'une solution politique. "C'est comme tenter de trouver une solution à une attaque d'Al-Qaïda à partir d'un autre pays" a-t-il dit, précisant que le sujet d'une solution politique à la crise avec le PKK n'avait pas été abordé lors de ses entretiens avec le président Bush. "Ni aujourd'hui, ni lors d'une autre rencontre, nous n'avons discuté de ce thème", a ajouté M. Gül. Auparavant, M. Bush avait assuré que Washington continuerait à aider militairement Ankara contre le PKK. "Nous avons affaire à des problèmes communs. L'un de ces problèmes est la poursuite de notre lutte contre un ennemi commun, les terroristes", a indiqué M. Bush. "Et cet ennemi commun, c'est le PKK. C'est l'ennemi de la Turquie, c'est l'ennemi de l'Irak et c'est l'ennemi des gens qui aspirent à vivre en paix". La Maison Blanche a aussi encouragé mardi le président turc à coopérer avec l'Irak pour trouver une "solution politique à long terme" afin de mettre fin aux violences des rebelles kurdes, "ennemi commun" de la Turquie et des Etats-Unis. |