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Les avocats posent des conditions à leur retour au tribunal |
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BAGDAD, 30 oct 2006 (AFP) - Khalil al-Doulaïmi, chef du comité de défense de Saddam Hussein, a posé lundi matin douze conditions au Haut tribunal pénal qui juge l'ancien chef de l'Etat pour génocide contre les kurdes, pour que les avocats de la défense mettent fin à leur boycott du procès. Il a notamment demandé que des avocats arabes et étrangers puissent être présents et que le tribunal enquête "sur les coups reçus", selon lui, par un des accusés, Hussein Rachid, le 10 octobre, lors d'une altercation avec les gardes. "Ce procès est politique et ne se déroule pas dans des conditions pouvant assurer son impartialité", a déclaré Me Doulaïmi. L'avocat a ensuite quitté la salle d'audience avec l'avocat de Hussein Rachid. Les avocats de la défense étaient absents du procès depuis plusieurs semaines pour protester contre la nomination, en septembre, de l'actuel juge Mohammed al-Oreibi al-Khalifa, après, selon eux, une intervention du gouvernement irakien. Saddam Hussein et ses six co-accusés sont jugés pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires d'Anfal, en 1987-1988 dans le Kurdistan irakien, qui ont fait 180.000 morts, selon l'accusation. Tous risquent la peine de mort. |